Quand l’Empire du Milieu dicte les règles du jeu : BYD enterre les mythes européens

Il faut se rendre à l’évidence : l’époque où le Vieux Continent régnait en maître absolu sur l’asphalte est bel et bien révolue. Les constructeurs chinois ne se contentent plus de combler leur retard, ils ont pris les commandes avec une brutalité qui laisse l’industrie traditionnelle sans voix. Si Xiaomi a récemment fait les gros titres avec sa berline SU7 Ultra sur le Nürburgring, c’est BYD qui vient de flanquer un véritable coup de massue à l’establishment automobile mondial, redéfinissant à la fois les limites de la physique et celles du luxe électrique.

Le choc thermique : une hypercar électrique à 496 km/h

Le coup de grâce s’appelle Yangwang U9 Extreme. On parlait d’une pointe à 472 km/h pour la version Track Edition, un chiffre qui faisait encore ricaner quelques ingénieurs sceptiques persuadés qu’une telle vitesse était physiquement inatteignable pour une voiture électrique de série. Sauf que l’Extreme vient de doucher tout le monde. Avec une vitesse officiellement flashée à 496 km/h sur le célèbre ovale d’ATP en Allemagne, la création de BYD dépasse de la tête et des épaules le record mythique de la Bugatti Chiron Super Sport 300+ (qui avait péniblement atteint les 490 km/h en 2019). Les critiques ont été réduites au silence d’un seul coup d’accélérateur.

Pour envoyer un tel missile à cette vitesse, il faut une sacrée machinerie. Produite à seulement 30 exemplaires, la U9 Extreme repose sur une architecture ahurissante de quatre moteurs délivrant une puissance cumulée frôlant les 3 000 chevaux. Elle tire son jus d’une batterie lithium-fer-phosphate (LFP) poussée dans ses ultimes retranchements, couplée à un système de vectorisation du couple qui recalcule la donne en temps réel.

Et la bête ne fait pas que filer tout droit. Sur le juge de paix qu’est le Nürburgring, elle a claqué un chrono sous la barre des 7 minutes, reléguant la concurrence dans ses rétroviseurs. Équipée de freins en titane, de gommes conçues pour encaisser un demi-millier de km/h, et surtout d’une suspension active lui permettant littéralement de bondir par-dessus les aspérités de la piste, cette hypercar incarne un basculement technologique brutal.

Du circuit à la route : l’offensive grand tourisme

Mais la stratégie de Shenzhen ne s’arrête évidemment pas aux jouets pour milliardaires en quête de frissons extrêmes. L’assaut se joue aussi sur le terrain du premium au quotidien avec leur sous-marque de luxe. La nouvelle Denza Z9 GT s’est déjà écoulée à plus de 10 000 exemplaires en Chine, un démarrage canon porté par des spécifications qui donnent un peu le vertige.

L’argument massue de cette berline ? La nouvelle batterie Blade 2.0 de 122 kWh, qui promet une autonomie monumentale allant jusqu’à 1 036 km (selon le cycle chinois CLTC). Mais là où BYD fait vraiment très mal, c’est sur les temps d’arrêt. Équipée d’une technologie baptisée Flash Charging, la voiture peut encaisser jusqu’à 1 500 kW de puissance de charge. Concrètement, le temps de prendre un café, soit cinq petites minutes, suffit pour passer la batterie de 10 à 70 %. Un plein quasi complet (jusqu’à 97 %) est expédié en neuf minutes chrono.

Sous le capot, l’architecture e3 fait le boulot avec trois moteurs électriques délivrant pas moins de 1 140 ch. Le 0 à 100 km/h est avalé en moins de 3 secondes. En Chine, l’engin se négocie autour des 40 000 dollars (environ 269 800 yuans), un tarif presque indécent vu les prestations.

La donne change logiquement en franchissant nos frontières, avec des commandes qui viennent d’ouvrir en France et en Allemagne à partir de 115 000 euros. C’est quasiment trois fois le prix local, mais le placement tarifaire reste diaboliquement bien pensé : ça reste toujours moins cher qu’une Porsche Panamera d’entrée de gamme, affichée à plus de 116 000 euros outre-Rhin. Pour Stella Li, vice-présidente du groupe, ce lancement européen est un jalon crucial, l’occasion rêvée de déployer leur technologie Flash Charging à l’échelle mondiale. Des versions 100 % électriques (annonçant 599 km en cycle WLTP) et hybrides rechargeables sont au menu, avec la ferme intention de coloniser une trentaine de pays d’ici fin 2026.

Le nerf de la guerre est dans le silicium

Pourtant, on aurait tort de croire que la guerre de demain se gagnera uniquement sur la taille des batteries ou la puissance des moteurs. Conscient que l’automobile devient avant tout un supercalculateur sur roues, BYD s’attaque au dernier bastion : les puces électroniques. Lors de son récent « Technology Day » à Shenzhen, la firme a officialisé le lancement de la Xuanji A3.

Gravée en 4 nanomètres, cette puce dédiée à la conduite autonome prouve que le constructeur cherche de nouveaux leviers de croissance dans la deep tech et, surtout, qu’il ne veut plus dépendre de personne pour animer le cerveau de ses futurs véhicules.

On se retrouve donc face à un rouleau compresseur industriel qui maîtrise l’intégralité de sa chaîne de valeur. Les records de vitesse stratosphériques ou les temps de recharge divisés par trois ne sont que la partie visible d’une transformation systémique. L’industrie historique a longtemps cru que son blason la protégerait. Aujourd’hui, face à une intégration technologique aussi agressive et une force de frappe allant de la puce 4 nm à l’hypercar frôlant les 500 km/h, le prestige d’antan ne pèsera pas bien lourd sur la balance. L’histoire s’écrit désormais ailleurs.

L’explosion de l’IA à l’école : les profs naviguent à vue (et frôlent le burn-out)

L’intelligence artificielle bouleverse la dynamique de la salle de classe et remet en question la pensée critique des élèves. Pourtant, si l’on regarde du côté des directions d’établissements, c’est le silence radio. Une récente étude menée par Gallup et la Walton Family Foundation jette un sacré pavé dans la mare : la grande majorité des enseignants américains navigue dans un flou institutionnel total. Réalisée entre février et mars 2026 auprès de 2 069 professeurs du primaire et du secondaire, l’enquête révèle que l’intégration de la tech se fait au forceps.

L’IA devrait théoriquement sublimer ce qui se fait de mieux en classe et alléger la charge de travail de profs déjà sur les rotules. Au lieu de ça, son arrivée anarchique la transforme en fardeau supplémentaire. Comme le souligne très justement Amy Loyd, patronne d’All4Ed : « L’IA est là. La question n’est plus de savoir si nos élèves vont s’en servir, mais plutôt de savoir comment on accompagne nos profs pour qu’ils aient les épaules assez larges et la confiance nécessaire pour la maîtriser. » À l’heure où de plus en plus d’élèves s’attendent à devoir utiliser l’IA à la fac (et changent même de filière à cause d’elle), le corps enseignant reste sur la touche.

Le grand vide institutionnel en chiffres

Il est frappant de constater à quel point les politiques scolaires sont à la traîne face à la vitesse de déploiement de ces nouveaux outils. Au global, 82 % des professeurs affirment ne recevoir absolument aucune directive officielle sur la façon de s’en servir au travail.

Voici l’état des lieux du manque d’accompagnement selon les tâches pédagogiques :

Tâche pédagogique Aucune directive Directives informelles Directives officielles
Obtenir des retours ou du coaching sur sa pédagogie 71 % 23 % 7 %
Donner des cours particuliers ou du tutorat 69 % 27 % 5 %
Analyser les données de réussite des élèves 64 % 30 % 6 %
Gérer l’administratif (paperasse, e-mails, rapports) 59 % 34 % 7 %
Noter et faire des retours sur les devoirs 58 % 35 % 8 %
Enrichir le contenu des cours 57 % 35 % 7 %
Adapter le matériel aux besoins spécifiques des élèves 49 % 43 % 8 %
Créer des évaluations, quiz ou tickets de sortie 48 % 43 % 9 %
Concevoir des exercices, projets ou activités 47 % 45 % 8 %
Préparer les leçons et réviser le matériel pédagogique 45 % 46 % 9 %

Le bricolage au quotidien face au bulldozer tech

Quand directives il y a, elles tiennent plus de la discussion de machine à café que de la circulaire ministérielle. Le cadre est le plus souvent informel : des accords verbaux ou des normes implicites partagées entre collègues.

Le hic, c’est qu’il n’y a pas de manuel universel pour amener l’IA en cours. Arman Jaffer, fondateur de Brisk Teaching (une extension pensée pour s’intégrer au flux de travail des profs), le résume parfaitement : l’usage qu’un maître d’école primaire fera de l’IA n’a strictement rien à voir avec celui d’un prof de maths en filière scientifique pour la préparation aux examens. La nature tentaculaire et horizontale de cette technologie donne des sueurs froides aux administrateurs, qui finissent par la traiter par-dessus la jambe, un peu comme un gadget optionnel du type Canva ou Quizlet. Grave erreur de jugement. On parle ici de systèmes capables de métamorphoser la manière même d’enseigner.

Il y a d’ailleurs un sacré décalage avec le terrain. Si 74 % des élèves de la Gen Z jurent que leur bahut a mis en place des règles sur l’IA, à peine un quart des profs sont au courant. En gros, les gamins bidouillent avec des conseils pondus à l’arrache par des profs bienveillants, pendant que ces derniers attendent une véritable politique d’établissement.

Le « gap des attentes » et le spectre du burn-out

Au-delà de l’IA, les enseignants pataugent face aux attentes mêmes de leur hiérarchie. Gallup appelle ça le « gap des attentes ». Aujourd’hui, on exige grosso modo des profs qu’ils fassent le boulot d’une personne et demie, le tout avec un temps et des ressources chronométrés, analyse Andrea Malek Ash, chercheuse pour l’étude.

Un peu plus de la moitié des profs (55 %) jugent que les attentes de leur direction concernant ce qu’est « l’excellence pédagogique » sont irréalistes. Le résultat est sans appel : plus des trois quarts de ceux qui subissent ces injonctions démesurées frôlent régulièrement l’épuisement professionnel. À l’inverse, une communication transparente fait grimper en flèche le taux de rétention. 94 % des profs qui trouvent les attentes de leur bahut « extrêmement réalistes » comptent rempiler l’année suivante, contre seulement 74 % chez ceux qui les jugent déconnectées de la réalité. La clarté ne coûte pourtant pas un centime à mettre en place, mais ses bénéfices sur la santé mentale sont inestimables.

Fracture numérique et fuite en avant

Pour couronner le tout, la situation exacerbe les inégalités. Les profs bossant dans des établissements huppés ont beaucoup plus de chances d’être accompagnés que ceux des quartiers difficiles (59 % de profs conseillés sur la création de devoirs dans les écoles riches, contre 49 % dans les zones défavorisées).

Les enseignants se retrouvent sous pression pour bourrer leurs cours d’IA sans filet de sécurité, ni formation continue. C’est une espèce de course à l’échalote technologique pour cocher la case « innovation », qui ne va pas forcément tirer le niveau des élèves vers le haut. Au bout du compte, le job d’un prof n’est pas de servir de bêta-testeur pour toutes les start-ups de l’Ed-tech. Son job, c’est de livrer un enseignement de qualité. Il serait grand temps que les dirigeants s’en souviennent et sélectionnent des outils qui facilitent vraiment la vie de leurs équipes au lieu de charger la barque jusqu’à la faire couler.

Honor : L’équilibre entre matériel accessible et révolution de l’intelligence artificielle

Le marché actuel des appareils mobiles semble de plus en plus fragmenté. D’un côté, les constructeurs proposent des équipements ultra haut de gamme pensés pour remplacer nos ordinateurs, et de l’autre, des produits plus abordables axés sur le divertissement familial. Honor joue habilement sur ces deux tableaux. Si la marque s’impose aujourd’hui dans nos salons avec des tablettes pragmatiques comme la récente Honor Pad 9, elle orchestre en coulisses une transformation radicale de sa stratégie globale, avec un investissement massif dans l’intelligence artificielle embarquée pour ses futurs smartphones.

La Honor Pad 9, le pragmatisme avant tout

On peut aisément classer l’Honor Pad 9 dans la catégorie des tablettes destinées au divertissement grand public. Commercialisée sous la barre des 400 euros, précisément à 399 euros, elle ne cherche pas à éblouir par des fonctionnalités exclusives ou une puissance démesurée. Son objectif est simple : offrir une expérience fluide et complète pour un tarif contenu.

Ce parti pris passe avant tout par un design classique mais particulièrement efficace. Entièrement habillée d’aluminium et déclinée en trois coloris (gris, bleu et blanc), la tablette offre une prise en main très agréable. Son principal atout visuel reste son module photo arrière circulaire de 13 mégapixels, souligné par une discrète bande argentée. Avec son format de 12 pouces, des dimensions maîtrisées et un poids de seulement 560 grammes, elle se glisse facilement dans un sac. L’aluminium marque cependant très vite les traces de doigts et s’avère sensible aux micro-rayures. L’achat d’une coque de protection, d’ailleurs proposée par la marque, s’imposera rapidement pour un usage nomade.

Côté affichage, la dalle IPS LCD lumineuse bénéficie d’un taux de rafraîchissement dynamique oscillant entre 60 et 120 Hz. Le tout est propulsé par un Snapdragon 6 Gen 1. Cette puce de milieu de gamme n’est pas un foudre de guerre, mais elle compense par une excellente efficacité énergétique, garantissant une bonne autonomie.

Caractéristiques techniques Honor Pad 9
Écran IPS LCD 12 pouces (2560 x 1600 pixels), 120 Hz dynamique
Processeur Snapdragon 6 Gen 1 avec GPU Adreno 710
Mémoire 8 ou 12 Go de RAM / 128, 256 ou 512 Go de stockage (sans microSD)
Batterie 8300 mAh (charge de 33 Watts)
Appareils photo Arrière : 13 MP (f/2.0) / Avant : 8 MP (f/2.2)
Système Android 13 (Surcouche Magic OS 7.2)
Dimensions / Poids 278 x 180 x 7 mm / 560 g

Bien sûr, à ce prix, des compromis existent. L’absence de capteur d’empreintes digitales se fait sentir au quotidien. On regrette également le manque de profils colorimétriques pour l’écran, une recharge extrêmement lente et l’absence d’Android 14 au lancement. La surcouche Magic OS 7.2 manque parfois d’ergonomie sur ce format. Mais c’est précisément sur le terrain logiciel qu’Honor prépare sa véritable révolution.

Le virage vers l’intelligence artificielle intégrée

Alors que la Pad 9 s’appuie sur une interface conventionnelle, le constructeur voit beaucoup plus loin pour ses appareils phares. L’année dernière a été marquée par l’hégémonie des grands modèles de langage dans l’actualité. Cette année, la tendance s’est clairement déplacée vers l’intégration locale de l’IA au cœur même des appareils. Des modèles autrefois réservés au très haut de gamme s’invitent désormais sur le milieu de gamme, une démocratisation accélérée par la sortie récente de l’architecture open source Gemma 4 de Google.

Conscient de cette bascule inéluctable, Honor a initié une refonte complète de son identité. L’entreprise ne se définit plus comme un simple fabricant de téléphones, mais comme un concepteur d’appareils intelligents. Pour concrétiser cette vision, un plan d’investissement colossal de 10 milliards de dollars sur cinq ans a été débloqué. La division de recherche et développement a été restructurée, fusionnant les équipes chargées des systèmes d’exploitation, des services internet et de l’IA pour maximiser leur force de frappe.

Les smartphones comme épicentre de la productivité

Le fruit de ces investissements est déjà palpable sur des appareils comme le nouveau Magic V6. Sur ce type de terminal, l’intelligence artificielle n’est plus un simple gadget. Elle transforme le téléphone en un véritable assistant de productivité capable de gérer des plannings, de fournir un support en direct pendant les réunions, d’en générer des comptes rendus structurés, ou encore de convertir et d’éditer des documents à partir de simples photos. Au cœur de ce système se trouve MagicOS, une interface désormais pilotée par Yoyo, l’agent IA d’Honor qui s’intègre déjà aux applications de VTC et d’achats en ligne.

Selon Li Xiangdong, figure clé de l’entreprise, l’interaction homme-machine est à l’aube d’un bouleversement majeur. Jusqu’à présent, l’utilisateur devait s’adapter à l’interface graphique de son appareil. Demain, c’est le système qui anticipera nos besoins. Un agent comme Yoyo est déjà capable de fournir des rappels proactifs de manière autonome tout au long d’un voyage en avion.

Les tendances pour l’année 2026 confirment cette direction. Les téléphones vont s’appuyer sur une mémoire globale capable de retenir le contexte sur le long terme. Plus l’appareil sera utilisé, plus il deviendra unique et personnalisé. Cette exécution autonome permettra à l’assistant de décomposer une requête complexe en plusieurs tâches invisibles pour l’utilisateur, qui n’aura plus qu’à valider le résultat. Enfin, l’interaction multimodale deviendra la norme. Honor a d’ailleurs récemment présenté le concept du « Robot Phone », un appareil capable de voir, d’entendre, d’analyser son environnement en temps réel et de générer des résumés vocaux. Une approche qui redéfinit totalement ce que nous serons en droit d’attendre de nos appareils mobiles dans les années à venir.

L’économie mondiale sous tension : de la crise iranienne au mur de la dette française

Les banques centrales des pays du G7 ont choisi de temporiser. Face au choc inflationniste déclenché par la guerre en Iran, les grandes puissances financières devraient toutes maintenir leurs taux d’intérêt cette semaine. Ce conflit, qui s’éternise, ravive des pressions sur les prix à l’échelle globale et menace de plonger l’économie dans la récession. En France, cette conjoncture monétaire et géopolitique vient percuter de plein fouet des finances publiques déjà exsangues.

Le statu quo prudent des banques centrales

La semaine s’annonce déterminante pour l’économie mondiale. Les institutions monétaires des États-Unis, du Canada, du Japon, du Royaume-Uni et de la zone euro se préparent à émettre des signaux de grande prudence. Les marchés financiers estiment presque unanimement que les coûts d’emprunt resteront figés, la prolongation des hostilités au Moyen-Orient écartant toute perspective d’assouplissement à court terme.

Du côté de la Réserve fédérale américaine, pour ce qui devrait être l’ultime réunion dirigée par Jerome Powell, le maintien des taux est une certitude face aux pressions inflationnistes qui frappent la première économie mondiale. La dynamique est identique ailleurs. Wei Yao, analyste chez Société Générale, résume parfaitement l’humeur des marchés. L’absence d’accord diplomatique et la perturbation continue des flux énergétiques ne font qu’accentuer la pression sur les chaînes d’approvisionnement. Les banques centrales vont donc s’en tenir à une stratégie de vigilance extrême, où chaque prise de parole sera scrutée à la loupe.

Londres en état d’alerte maximale

De l’autre côté de la Manche, l’onde de choc se fait durement ressentir. La Banque d’Angleterre, qui avait stabilisé ses taux à 3,75 % le mois dernier, pourrait envisager une hausse marginale, bien que la plupart des experts n’y croient guère. L’économie britannique peine à redémarrer, ce qui, selon Susannah Streeter de Wealth Club, devrait limiter l’enracinement de l’inflation et dissuader l’institution de toute décision précipitée.

Le climat politique se crispe également. Le gouvernement de Keir Starmer se trouve sous le feu des critiques. Affaibli par la polémique entourant la nomination de Peter Mandelson au poste d’ambassadeur aux États-Unis et menacé par des élections locales qui s’annoncent difficiles la semaine prochaine, le Premier ministre tente de rassurer. Lors d’un congrès syndical lundi, il a été vivement applaudi pour avoir réitéré l’opposition de la Grande-Bretagne à la guerre menée par les Américains et les Israéliens en Iran. Une position qui souligne les frictions actuelles entre Downing Street et la Maison-Blanche, alors même que le roi Charles entame une visite d’État à Washington.

Les conséquences économiques de ce bras de fer sont déjà bien visibles dans les stations-service britanniques. Le gouvernement a d’ailleurs convoqué mardi une réunion d’urgence du comité Cobra, associant la Banque d’Angleterre, pour tenter d’endiguer les retombées de la crise. De son côté, la chancelière de l’Échiquier, Rachel Reeves, prépare une série d’interventions prévues pour mai et juin afin de détailler les futures aides énergétiques destinées aux ménages et aux entreprises.

L’urgence budgétaire française face au spectre des 100 milliards

Avant l’éclatement de ce conflit, l’inflation semblait pourtant ralentir dans les pays développés. Le Fonds monétaire international redoute désormais que le resserrement mondial de l’offre énergétique ne provoque une nouvelle récession, frappant des consommateurs et des entreprises encore marqués par la récente crise du coût de la vie. Pour la France, coincée dans cet environnement de taux d’intérêt élevés, les répercussions s’annoncent dramatiques.

Invité le mercredi 4 février dans La Grande Interview sur CNews, Franz-Olivier Giesbert a dressé un constat sans appel. Le journaliste et écrivain dénonce la dérive vertigineuse de l’endettement public français. La trajectoire actuelle mène tout simplement dans le mur. L’État devra trouver comment s’acquitter d’une facture colossale estimée à 100 milliards d’euros en 2029, un montant qui ne couvre que la simple charge des intérêts de la dette.

Giesbert dépeint une situation budgétaire purement atroce. Le pays encaisse simultanément une inflation persistante, une croissance atone, des tensions géopolitiques majeures et des comptes publics en chute libre. Ce cocktail explosif exigerait une réaction forte, mais l’éditorialiste fustige la passivité absolue de l’exécutif. La seule réponse politique récente s’est cantonnée à l’adoption d’un texte qu’il n’hésite pas à qualifier de « budget idiot ». Sans réforme structurelle et sans vision claire pour juguler cette hémorragie financière, l’urgence n’est plus d’évaluer si la France devra honorer ses créances, mais de deviner comment elle y parviendra.

Actualité Switch : L’émulateur Citron franchit un cap historique pendant que l’eShop casse ses prix

L’univers de la console hybride de Nintendo bouillonne sur tous les fronts. Que vous soyez un adepte de l’émulation cherchant à repousser les limites techniques ou un joueur fidèle au matériel d’origine à l’affût de bonnes affaires, l’actualité de ces derniers jours a de quoi retenir votre attention. D’un côté, la scène du développement amateur connaît un véritable bouleversement avec le déploiement d’une mise à jour majeure pour l’un de ses logiciels phares. De l’autre, la boutique officielle réplique avec une pluie de réductions exceptionnelles.

Citron prend une longueur d’avance sur la concurrence

Le petit monde des émulateurs Switch est en pleine effervescence. Depuis quelques mois, la course pour décrocher le titre de digne successeur de Yuzu bat son plein, à grand renfort de correctifs réguliers. Si le logiciel Eden a récemment fait couler beaucoup d’encre en parvenant à faire tourner de manière très convaincante des mastodontes comme Metroid Prime 4 ou Luigi’s Mansion 3, son grand rival vient tout juste de répliquer.

Les développeurs de Citron n’ont visiblement pas chômé. Après avoir considérablement optimisé les performances de leur application sur les smartphones Android, ils déploient aujourd’hui une nouvelle version judicieusement baptisée « Pathfinder » (littéralement, l’explorateur). Une simple lecture du journal des modifications permet de comprendre pourquoi ce nom n’a pas été choisi au hasard : le programme embarque désormais une gestion totale et repensée des fichiers de sauvegarde. L’importation, l’exportation et le choix de l’emplacement sont pris en charge nativement. Concrètement, les joueurs peuvent migrer d’un émulateur à un autre sans jamais risquer de perdre leur progression en cours.

Personnalisation poussée et interface familière sur PC

Les équipes de Citron sont allées encore plus loin pour la version ordinateur. L’émulateur intègre dorénavant un gestionnaire de mods complet. Cette option ouvre la porte à une personnalisation quasi infinie de l’expérience de jeu, permettant de manipuler la difficulté d’un titre ou d’appliquer des modifications purement cosmétiques à ses personnages favoris.

Ces nouveautés s’accompagnent bien sûr de diverses optimisations techniques garantissant une meilleure fluidité générale. L’ajout le plus inattendu reste cependant l’intégration de Qlauncher. Cette interface reproduit fidèlement le menu d’accueil officiel de la console de Nintendo, offrant ainsi une illusion d’authenticité saisissante. Une véritable démonstration de force qui replace immédiatement Citron au centre de l’attention.

Une avalanche de promotions historiques sur la boutique officielle

Pendant que la sphère de l’émulation repousse ses limites logicielles, les joueurs ancrés dans l’écosystème officiel ont eux aussi d’excellentes raisons de se réjouir. Le Nintendo eShop nord-américain vient de lancer une vaste campagne de soldes, pulvérisant les prix de dizaines de titres.

Plusieurs jeux atteignent d’ailleurs leur tarif le plus bas enregistré à ce jour, à l’image des productions indépendantes Cogen: Sword of Rewind ou encore Umbraclaw. Pour vous aider à vous y retrouver parmi cette offre pléthorique, voici un récapitulatif détaillé des meilleures affaires du moment.

Jeu Prix Soldé Prix Initial
Absolum 18,74 $ 24,99$
ACA NeoGeo Metal Slug 3,99 $ 7,99$
ACA NeoGeo Metal Slug 2 3,99 $ 7,99$
ACA NeoGeo Metal Slug 4 3,99 $ 7,99$
ACA NeoGeo Metal Slug 5 3,99 $ 7,99$
ACA NeoGeo Metal Slug X 3,99 $ 7,99$
Ace Combat 7 29,99 $ 59,99$
AI: The Somnium Files 3,99 $ 19,99$
Amber Isle 8,49 $ 24,99$
Atelier Arland series Deluxe Pack 28,79 $ 89,99$
Atelier Ayesha DX 15,99 $ 39,99$
Atelier Dusk Trilogy Deluxe Pack 44,99 $ 89,99$
Atelier Escha & Logy DX 15,99 $ 39,99$
Atelier Firis DX 19,99 $ 39,99$
Atelier Lulua 14,99 $ 59,99$
Atelier Lydie & Suelle DX 19,99 $ 39,99$
Atelier Meruru DX 9,99 $ 39,99$
Atelier Mysterious Trilogy Deluxe Pack 58,49 $ 89,99$
Atelier Rorona DX 9,99 $ 39,99$
Atelier Ryza 2 DX 29,99 $ 39,99$
Atelier Ryza 3 DX 29,99 $ 39,99$
Atelier Ryza DX 29,99 $ 39,99$
Atelier Ryza Secret Trilogy Deluxe Pack 80,99 $ 89,99$
Atelier Shallie DX 15,99 $ 39,99$
Atelier Sophie 2 29,99 $ 59,99$
Atelier Sophie DX 19,99 $ 39,99$
Atelier Totori DX 9,99 $ 39,99$
Atelier Yumia 35,99 $ 59,99$
Azure Striker Gunvolt 3 10,49 $ 29,99$
Azure Striker Gunvolt: Striker Pack 13,99 $ 39,99$
Baten Kaitos 1 & 2 HD Remaster 14,99 $ 49,99$
Batman: Arkham Trilogy 23,99 $ 59,99$
Battle Chef Brigade Deluxe 2,99 $ 19,99$
Biomutant 15,99 $ 39,99$
Blair Witch 5,99 $ 29,99$
Blasphemous 2 9,89 $ 29,99$
Blaster Master Zero 4,99 $ 9,99$
Blaster Master Zero 2 4,99 $ 9,99$
Blaster Master Zero 3 7,49 $ 14,99$
Bloodstained: Curse of the Moon 4,99 $ 9,99$
Bloodstained: Curse of the Moon 2 5,24 $ 14,99$
Capcom Beat ‘Em Up Bundle 9,99 $ 19,99$
Captain Tsubasa: Rise of New Champions 9,99 $ 39,99$
Card-en-Ciel 14,99 $ 24,99$
Carmen Sandiego 14,99 $ 29,99$
Carrion 3,99 $ 19,99$
Catan 3,99 $ 19,99$
Children of Morta 3,28 $ 21,99$
Cocoon 12,49 $ 24,99$
Cogen: Sword of Rewind 8,74 $ 24,99$
Crash Bandicoot 4 13,19 $ 39,99$
Crash Bandicoot N. Sane Trilogy 15,99 $ 39,99$
Crash Team Racing Nitro-Fueled 13,99 $ 39,99$
Croc Legend of the Gobbos 14,99 $ 29,99$
Danganronpa 1,99 $ 14,99$
Danganronpa 2 7,49 $ 14,99$
Danganronpa V3 8,99 $ 29,99$
Dave the Diver 11,99 $ 19,99$
Dead Cells 12,49 $ 24,99$
Death’s Door 4,99 $ 19,99$
Deemo 11,99 $ 29,99$
Diablo 3: Eternal Collection 19,79 $ 59,99$
Disgaea 1 Complete 17,49 $ 49,99$
Disgaea 4 Complete+ 17,49 $ 49,99$
Disgaea 5 Complete 19,99 $ 39,99$
Disney Magical World 2 19,99 $ 49,99$
Disney Tsum Tsum Festival 19,99 $ 49,99$
Doom 3,99 $ 19,99$
Doomsday Hunters 5,75 $ 17,99$
Doraemon Story of Seasons: Friends of the Great Kingdom 14,99 $ 49,99$
Double Dragon Neon 5,99 $ 14,99$
Dragon Ball FighterZ 9,59 $ 59,99$
Dragon Ball Xenoverse 2 5,99 $ 19,99$
Dragon Ball Z: Kakarot 14,99 $ 19,99$
Dragon Ball: Sparking Zero 39,59 $ 59,99$
Dragon Ball: The Breakers 2,99 $ 19,99$
Dungeons of Dreadlock 2 2,99 $ 14,99$
Dynasty Warriors 8: Xtreme Legends Definitive Edition 23,99 $ 39,99$
Dynasty Warriors 9 Empires 29,99 $ 59,99$
EA Sports FC 26 17,99 $ 59,99$
Etrian Odyssey Origins Collection 31,99 $ 79,99$
Everspace 5,99 $ 39,99$
Fate/Samurai Remnant 27,99 $ 39,99$
Figment 1 + 2 2,31 $ 39,99$
Freedom Wars Remastered 15,99 $ 39,99$
Freshly Frosted 5,76 $ 9,99$
Frogun 5,99 $ 14,99$
Front Mission 1st: Remake 8,74 $ 34,99$
Front Mission 2: Remake 11,89 $ 34,99$
Front Mission 3: Remake 17,49 $ 34,99$
Garden Witch Life 8,99 $ 29,99$
Ghost Trick 9,99 $ 29,99$
Ghosts ‘n Goblins Resurrection 9,99 $ 29,99$
God Eater 3 9,59 $ 59,99$
Gothic Classic 14,99 $ 29,99$
Grandia HD Collection 19,99 $ 39,99$
Grid Autosport 14,99 $ 29,99$
GrimGrimoire OnceMore 19,99 $ 49,99$
Gris 2,99 $ 16,99$
Groove Coasters Future Performers 22,49 $ 49,99$
Grounded 19,99 $ 39,99$
GTA: The Trilogy 19,79 $ 59,99$
Gundam Breaker 4 29,99 $ 59,99$
Gunvolt Chronicles: Luminous Avenger iX 7,49 $ 14,99$
Gunvolt Chronicles: Luminous Avenger iX 2 9,99 $ 24,99$
Chômage des jeunes : l’alarme du patronat français face à un marché mondial en mutation

L’adoption du dernier budget s’accompagne d’un constat amer pour l’économie française, particulièrement sur le front de l’emploi. Alors que le taux de chômage global a connu un bond de 6,8 % en 2025, la situation de la jeunesse prend une tournure critique avec une hausse vertigineuse de 23 %. Face à cette urgence, le Medef tente de reprendre l’initiative, quitte à bousculer le marché du travail, tandis que d’autres pays confrontés à des défis similaires tentent d’adapter leurs modèles de formation.

Le Medef réclame des actes face à l’inertie

L’organisation patronale a jeté un pavé dans la mare fin janvier en mettant sur la table la création d’un « CDI jeune », un contrat spécifique doté de conditions de rupture assouplies. L’initiative a immédiatement déclenché une tempête médiatique et syndicale. Très vite assimilé au contrat première embauche (CPE) et au tumulte social qu’il avait engendré, le projet a été catégoriquement écarté par le gouvernement à peine les discussions entamées.

Patrick Martin, à la tête du Medef, refuse pourtant d’enterrer le sujet. Invité début février sur le plateau des « 4 Vérités » de France 2, il a dressé un portrait impitoyable de la situation. Le constat est d’une stagnation glaçante : 20 % des jeunes Français sont aujourd’hui sans emploi, une proportion dramatiquement identique à celle observée il y a vingt ou trente ans, là où l’Allemagne affiche un taux maîtrisé de 5 %. Il estime impensable que l’opinion publique, l’État ou les chefs d’entreprise détournent le regard face à ce fléau. Le problème est abyssal puisqu’il touche 1,4 million de jeunes totalement exclus du système, cumulant l’absence d’emploi, d’études et de formation. Le président du Medef souligne le paradoxe de la situation : ce sont ces mêmes générations sacrifiées qui devront bientôt porter le fardeau des retraites et de la dette publique. Prenant acte de la fin de non-recevoir de l’exécutif, il met désormais au défi ses détracteurs de formuler de véritables contre-propositions pour endiguer la crise.

Un phénomène qui dépasse les frontières

Si la France se retrouve dans une impasse structurelle, les difficultés d’insertion des jeunes diplômés touchent également d’autres grandes puissances. Aux États-Unis, de récentes études révèlent un marché du travail bien plus complexe que ne l’espéraient les nouveaux entrants. Un rapport de la Réserve fédérale de New York indique d’ailleurs que le taux de chômage des diplômés universitaires vient d’atteindre 5,7 %, un sommet inédit depuis quatre ans.

Pourtant, cette moyenne nationale masque des réalités locales parfois florissantes. En Louisiane, les responsables académiques décrivent une dynamique d’embauche particulièrement vigoureuse. Les étudiants décrochent des contrats, même si les conseillers d’orientation admettent que les postes ne correspondent pas toujours immédiatement au plan de carrière rêvé. Ann Warner, doyenne du département des sciences infirmières et des professions de santé, observe que ces premiers emplois servent souvent de tremplins efficaces permettant aux jeunes de bifurquer ensuite vers leurs domaines de prédilection.

L’adéquation avec l’industrie comme rempart

Le secret de cette résilience locale réside dans un pragmatisme assumé. Robert Null, doyen des technologies industrielles à l’institut SOWELA, pointe du doigt la demande explosive des entreprises de sa région. La mécanique est redoutablement efficace : dès lors que les cursus universitaires épousent strictement les besoins de l’industrie, l’embauche devient automatique. Dans le secteur de Calcasieu, l’inquiétude ne porte d’ailleurs plus sur le chômage, mais sur la capacité des écoles à fournir suffisamment de techniciens pour combler les offres vacantes. Elizabeth Roberts, étudiante à Lake Charles, illustre ce sentiment mitigé partagé par sa génération. Bien consciente du climat national anxiogène autour de l’emploi, elle constate néanmoins que les opportunités abondent à l’échelle locale pour ceux qui disposent du bon profil.

La dimension humaine face au défi technologique

Au-delà de la conjoncture économique, une angoisse plus moderne s’empare des candidats : la menace grandissante de l’intelligence artificielle. Les professionnels de l’éducation reconnaissent la perturbation engendrée par l’IA, tout en rassurant les futurs travailleurs sur leur valeur ajoutée. Troy Blanchard, administrateur à l’Université d’État de Louisiane, est catégorique sur ce point. Les algorithmes peineront toujours à reproduire l’excellence communicationnelle et l’intelligence collective nécessaires au travail en équipe. Selon lui, la clé d’une carrière pérenne réside dans la capacité à marier un socle de compétences techniques pointues, que ce soit en ingénierie, en commerce ou en marketing, avec une dimension profondément humaine. Les recruteurs abondent dans ce sens, ciblant désormais ces qualités intangibles chez les jeunes diplômés, l’aisance et l’adaptabilité démontrées lors des entretiens d’embauche devenant des critères de sélection primordiaux

Stratégie HBO : Entre le retour d’un thriller acclamé et l’avènement de la série Harry Potter

HBO consolide son catalogue avec assurance en misant sur deux projets d’envergure radicalement différente. D’un côté, la chaîne confirme la pérennité de ses succès critiques récents ; de l’autre, elle prépare minutieusement le terrain pour ce qui s’annonce comme son entreprise la plus colossale de la décennie.

Le polar social de Brad Ingelsby décroche une seconde saison

L’information a été rendue officielle lors d’une conférence de presse à New York par Casey Bloys, le grand patron des contenus HBO. La série dramatique portée par Mark Ruffalo reviendra bien pour une nouvelle salve d’épisodes. Il faut dire que les audiences n’ont cessé de grimper semaine après semaine, hissant cette première saison parmi les trois lancements les plus performants de l’année pour la chaîne américaine.

L’intrigue a su captiver le public grâce à un rythme particulièrement tendu et une atmosphère rugueuse. On y suit une unité spéciale du FBI chargée de mettre fin à une vague de braquages d’une grande violence, orchestrés par un père de famille jusque-là sans histoires. Loin du simple exercice de style policier, le récit explore les dilemmes familiaux et les conséquences directes des fractures économiques sur une communauté en souffrance. Brad Ingelsby, créateur et showrunner déjà nommé aux Emmy Awards pour Mare of Easttown, s’est dit très honoré de poursuivre l’écriture de ce projet.

Soutenu par le studio wiip et supervisé par Paul Lee, le tournage se déroulera de nouveau dans le cadre industriel de Philadelphie, un terrain de jeu cher au créateur. La production exécutive reste assurée par Mark Ruffalo lui-même, entouré de David Crockett et Ron Schmidt, avec des réalisateurs comme Jeremiah Zagar et Salli Richardson-Whitfield derrière la caméra. Ce succès public s’accompagne d’un véritable plébiscite critique. Le magazine GQ l’a couronnée série de l’année. Le Wall Street Journal et Entertainment Weekly ont pour leur part salué l’un des meilleurs thrillers du moment et la justesse impressionnante de sa distribution.

Les premières images de Poudlard ravivent la magie

Le réseau prépare en parallèle un retour très attendu sur le petit écran : la nouvelle adaptation de l’univers d’Harry Potter. HBO vient tout juste de dévoiler un premier aperçu visuel du projet. L’image montre de dos le jeune Dominic McLaughlin, qui enfilera les célèbres lunettes rondes, marchant vers le terrain de Quidditch dans un paysage enneigé et vêtu de sa cape aux couleurs de Gryffondor. Les plus observateurs auront d’ailleurs remarqué un petit clin d’œil dans un coin du décor avec une banderole au nom de Fred et George Weasley. Cette publication sur les réseaux sociaux, simplement légendée du mot « demain » et accompagnée d’une icône en forme d’éclair, annonce l’arrivée imminente de la première bande-annonce officielle.

L’ambition affichée est monumentale. L’objectif est de réimaginer l’œuvre littéraire de J.K. Rowling à raison d’une saison complète pour chacun des sept tomes. Pour piloter ce mastodonte, la production a fait appel à Francesca Gardiner, plume remarquée sur Succession, en tant que showrunneuse. Elle sera épaulée par Mark Mylod, un vétéran de Game of Thrones, qui réalisera plusieurs épisodes.

Le casting réserve également son lot de surprises avec des noms prestigieux. John Lithgow prêtera ses traits au directeur Albus Dumbledore, tandis que Nick Frost incarnera le demi-géant Hagrid et Janet McTeer la redoutable professeure McGonagall. Le rôle complexe de Severus Rogue a été confié à Paapa Essiedu, marquant ainsi une volonté de diversité dans la distribution. Enfin, les inséparables amis de Harry seront joués par Arabella Stanton pour Hermione Granger et Alastair Stout dans le rôle de Ron Weasley.

Prévue pour 2027, cette nouvelle adaptation porte des attentes gigantesques. JB Perrette, dirigeant au sein de Warner Bros. Discovery, n’hésite pas à qualifier ce lancement de plus grand événement streaming de l’histoire de la plateforme. Le défi est immense puisqu’il s’agit de succéder à des romans vendus à plus de 600 millions d’exemplaires et à une franchise cinématographique ayant généré plus de 7 milliards de dollars au box-office mondial.

Starlink bouscule le marché français avec ses tarifs cassés, mais s’attire les foudres du secteur aérien

L’entreprise d’Elon Musk frappe un grand coup dans l’Hexagone. Pour la première fois, un opérateur satellitaire brise le plafond de verre des 30 euros mensuels. Avec sa nouvelle formule résidentielle baptisée « Lite » à 29 euros, Starlink vient bouleverser le paysage des télécommunications en France, un marché où l’internet par l’espace se facturait jusqu’ici à des prix exorbitants. C’est un tournant décisif et un signal extrêmement fort envoyé aux consommateurs.

Une offre agressive pensée pour les zones blanches

Bien sûr, ce tarif plancher implique quelques concessions. Les abonnés à l’offre Lite devront s’accommoder d’une connexion non prioritaire en cas de forte saturation du réseau. Le débit promis reste toutefois spectaculaire, oscillant entre 50 et 1 000 Mb/s, là où une offre internet classique plafonne généralement entre 150 et 250 Mb/s. Seule véritable contrainte matérielle de cet abonnement : la parabole est assignée à résidence et ne peut pas voyager.

Parallèlement, l’opérateur lance une autre offensive redoutable sur le matériel. Le prix de son antenne chute drastiquement, passant de 349 à seulement 99 euros pour toute souscription à un forfait classique à 40 euros. La seule condition imposée pour profiter de cette braderie est un engagement d’au moins douze mois.

Couper l’herbe sous le pied d’Amazon en France

Actuellement, les opérateurs historiques français observent la manœuvre sans véritablement s’alarmer. Leurs abonnements fibre demeurent globalement moins onéreux, tournant souvent autour de 24 à 26 euros, tout en offrant des vitesses supérieures et une grande stabilité. Le véritable terrain de chasse de Starlink en France se situe donc ailleurs. La firme vise en priorité les 9 % de foyers exclus du très haut débit en raison d’un raccordement filaire impossible.

Le marché des résidences secondaires, déjà largement conquis par l’entreprise américaine, subit au passage une monétisation plus poussée. L’option « mode veille », particulièrement prisée par les vacanciers et autrefois gratuite, est désormais facturée 5 euros par mois. Derrière cette guerre des prix se cache en réalité un enjeu stratégique majeur : occuper le terrain français avant l’arrivée d’Amazon Kuiper. Ce concurrent direct vient tout juste de décrocher ses autorisations de déploiement en France et compte lancer ses offres d’ici la fin de l’année.

La douche froide pour l’aviation générale

Pourtant, cette générosité tarifaire visant le grand public français contraste violemment avec la politique appliquée par SpaceX aux professionnels. Pendant que les foyers ruraux se réjouissent, le monde de l’aviation subit une flambée des prix insoutenable. L’AOPA et le Conseil international des associations de propriétaires et de pilotes d’aéronefs, représentant 400 000 pilotes répartis dans plus de 80 pays, ont officiellement interpellé Elon Musk.

Dans une lettre datée du 9 mars, Jim Coon, vice-président de l’AOPA chargé des affaires gouvernementales, a tenu à rappeler le rôle crucial du réseau satellitaire en plein vol. La connectivité Starlink est devenue vitale pour les aviateurs, leur garantissant un accès continu aux données météorologiques, aux outils de planification et aux canaux de communication d’urgence au-dessus de régions totalement dépourvues de couverture traditionnelle.

Le risque d’un désabonnement massif

L’association souligne une forme de rupture de confiance. De nombreux pilotes ont investi massivement dans les équipements satellitaires de la marque en pensant que le service resterait financièrement viable pour leur secteur. Les récentes hausses tarifaires annoncées imposent désormais une structure de prix qui met tout simplement le service hors de portée d’une part immense de la communauté aéronautique mondiale.

L’AOPA presse aujourd’hui la direction de SpaceX d’entamer des discussions avec les représentants de l’aviation pour élaborer une grille tarifaire qui préserve l’accessibilité du réseau. Les pilotes préviennent que si les prix ne baissent pas, un grand nombre d’entre eux se verra contraint de résilier son abonnement malgré l’investissement déjà réalisé dans le matériel. Un exode qui pourrait sérieusement ralentir l’adoption de la technologie dans l’industrie et freiner la dynamique de croissance fulgurante de Starlink.

Week-end à Paris : l’effervescence printanière et gastronomique du 6 au 8 mars 2026

La capitale ne dort jamais, et ce premier week-end de mars le prouve une fois de plus. Alors que le printemps s’installe avec un peu d’avance, réveillant la nature dans les parcs parisiens, les journées des 6, 7 et 8 mars 2026 s’annoncent particulièrement denses. Entre la frénésie des défilés, les expositions gratuites, les célébrations traditionnelles et une scène culinaire toujours en pleine ébullition, l’agenda est chargé. Voici un tour d’horizon pour profiter pleinement de Paris et de l’Île-de-France, que vous traquiez les bons plans accessibles ou que vous cherchiez une expérience gastronomique de haut vol.

Mode et culture à portée de main

Plongeons d’abord dans le bouillonnement culturel de la ville. La Fashion Week rythme les rues de la capitale jusqu’au 10 mars. Si l’accès aux podiums de la saison Automne-Hiver 2026-2027 reste exclusif, l’énergie de l’événement, elle, se vit partout et sans forcément se ruiner. On file par exemple admirer l’exposition couture gratuite dédiée à Chloé par Karl Lagerfeld, nichée dans un superbe hôtel particulier, ou on chine dans les multiples pop-up stores et bourses d’échange qui fleurissent un peu partout.

Côté musées, les amateurs d’art noctambules sont gâtés ce week-end. Le Louvre ouvre le bal en rendant son accès gratuit le vendredi 6 mars dès 18 heures, une tradition du premier vendredi du mois toujours très prisée. Le lendemain soir, samedi 7 mars, c’est au tour de la Bourse de Commerce de proposer sa nocturne mensuelle en accès libre. Une occasion rêvée de découvrir ce temple de l’art contemporain, à condition d’avoir pensé à réserver ses billets en amont.

Bourgeons précoces et festivités urbaines

À l’extérieur, l’air s’est nettement radouci. Les fortes pluies de février suivies de températures clémentes ont précipité l’éclosion de la végétation. Prunus, magnolias et cerisiers en fleurs transforment déjà certains espaces verts en véritables tableaux vivants. C’est le moment idéal pour s’offrir une balade sous les sakura et célébrer un Hanami anticipé, une aubaine pour les familles cherchant de belles idées de sorties avant la fin des vacances d’hiver de la zone C, le 8 mars.

L’ambiance festive se poursuit d’ailleurs dans le 13e arrondissement et en banlieue avec les ultimes célébrations du Nouvel An lunaire 2026. Jusqu’au 7 mars, des danses traditionnelles du lion continueront d’animer les devantures d’enseignes historiques comme Tang Frères ou Paris Store, prolongeant la fête jusqu’en Seine-Saint-Denis, dans le Val-d’Oise ou l’Essonne. Les lève-tôt amateurs de sport automobile trouveront aussi leur compte ce dimanche 8 mars, avec un rassemblement matinal gratuit organisé à Paris pour suivre la diffusion du Grand Prix d’Australie de Formule 1.

L’art de vivre à la parisienne : nos adresses incontournables

Marcher, s’émerveiller et vibrer au rythme de la ville, cela creuse indéniablement l’appétit. Comme le rappelait au XIXe siècle Grimod de La Reynière, célèbre figure fondatrice de la critique gastronomique, Paris reste indéniablement l’endroit de l’univers où la cuisine brille le plus. Forte de ses 18 000 restaurants, la capitale perpétue cet héritage allant des festins royaux jusqu’à la bistronomie ultra-moderne.

Dans le 11e arrondissement, véritable laboratoire des chefs audacieux, Erso s’est rapidement fait un nom. Ouvert à l’été 2024 rue Saint-Ambroise par Marine Bert et le chef Yann Placet, ce bistrot de quartier illustre la bistronomie contemporaine dans toute sa splendeur. Avec un menu déjeuner ultra-compétitif autour de 25 euros, on y déguste par exemple un canard braisé au vin d’une grande justesse, servi sur des tables en bois brut dans une atmosphère très chaleureuse.

Si vous êtes sensible à l’origine des produits, direction le 10e arrondissement chez Les Résistants – La Table. Le restaurateur Florent Piard, salué comme « Slow Food Hero », s’y appuie sur un réseau rigoureux de 150 petits producteurs bio français. Derrière les fourneaux, le chef Maurizio Madaio sublime ce terroir avec une créativité redoutable.

Entre refuges élégants et tables de légende

Pour ceux qui cherchent un cadre plus intimiste, le Grand Cœur se cache dans une cour verdoyante du Marais, juste à côté d’une école de danse. Cet ancien relais de poste abrite le repaire parisien du célèbre chef étoilé Mauro Colagreco. Sous de lourdes poutres en chêne, on se réconforte avec une réinterprétation magistrale du pot-au-feu hivernal, ou on profite de la terrasse dès que le soleil s’installe.

L’envie de renouer avec le Paris d’antan vous tenaille ? La Poule au Pot, institution des Halles née en 1935 et brillamment relancée par Jean-François Piège, joue la carte de la tradition assumée. Banquettes en velours et miroirs piqués servent de décor à de grands classiques intemporels : escargots, blanquette de veau ou crêpes Suzette.

Le sommet de la grande gastronomie, enfin, se dispute entre quelques maisons mythiques. À deux pas du Louvre, La Dame de Pic vous plonge dans l’univers floral et délicat de la cheffe triplement étoilée Anne-Sophie Pic. Des touches de sapin Douglas, de lavande ou de capucine viennent bousculer les assiettes. Attention, il faudra en profiter vite, car le restaurant fermera ses portes à l’automne 2026 pour déménager au sein de la Fondation Cartier. Il est tout aussi impossible d’évoquer le raffinement sans mentionner La Tour d’Argent. Veillant majestueusement sur la Seine depuis 1582, l’établissement a fait peau neuve en 2023. Entre son célèbre canard au sang, sa cave monumentale de 300 000 bouteilles orchestrée par Victor Gonzalez et sa vue imprenable sur Notre-Dame, le lieu offre bien plus qu’un repas : un véritable voyage dans l’histoire de la gastronomie française.

Semaine noire dans les transports : travaux en cascade et bascule historique pour Air France

Si vous comptiez sur une semaine fluide pour vos déplacements, il va falloir revoir vos plans. Du lundi 9 au dimanche 15 février 2026, le réseau de transports en commun d’Île-de-France subit une nouvelle vague de perturbations majeures. Entre la poursuite des grands chantiers de modernisation de la RATP et de la SNCF, et des incidents inattendus, la patience des voyageurs sera mise à rude épreuve. Parallèlement, l’actualité du secteur est marquée par une annonce choc concernant la desserte aérienne entre la capitale et la Côte d’Azur.

Le métro et les tramways au ralenti

Dans le métro parisien, c’est la ligne 12 qui concentre les difficultés. En raison de travaux de modernisation indispensables, le trafic sera totalement interrompu dès 22 heures les mercredi 11, jeudi 12 et dimanche 15 février. Les noctambules devront impérativement prévoir un itinéraire alternatif pour rentrer chez eux.

La situation est encore plus complexe sur le réseau de tramway, où les chantiers s’intensifient :

  • T1 : Les conséquences de l’accident survenu en mai 2025 se font toujours sentir. Pour rappel, un bateau avait violemment percuté le pont reliant Saint-Denis à L’Île-Saint-Denis. En conséquence, le trafic reste interrompu entre Asnières-Quatre Routes et la Gare de Saint-Denis, avec une reprise espérée seulement pour l’été 2026. Le reste de la ligne subit également des perturbations.

  • T2 : Jusqu’au jeudi 19 février, aucun tramway ne circule entre Porte de Versailles et Suzanne Lenglen. Une marche à pied vers la station Balard (T3a) est conseillée pour faire la jonction.

  • T4 : Un nouveau chantier au long cours débute. Du 9 février au 13 mars, la ligne ferme chaque soir dès 21h15. De plus, à partir du 14 février, les week-ends seront tronqués entre Gargan et Aulnay-sous-Bois aux mêmes horaires.

  • T11 et T13 : Le service s’arrête prématurément en semaine, respectivement à 22h05 (jusqu’au 20 février) et 22h00 (jusqu’au 27 février) pour permettre la tenue des travaux nocturnes.

RER : un week-end critique en perspective

C’est sur le réseau express régional que les perturbations seront les plus lourdes, touchant particulièrement les axes nord-sud et les liaisons aéroportuaires.

Sur le RER B, la vigilance est de mise pour les voyageurs aériens. Ce week-end (14 et 15 février), aucun train ne circulera entre Gare du Nord et l’Aéroport Charles de Gaulle 2-TGV / Mitry-Claye. En semaine, l’interruption entre Châtelet-Les Halles et le nord de la ligne débute dès 22h45, et ce jusqu’en avril.

Le RER C cumule les fermetures partielles. Jusqu’au 23 février, les week-ends sont marqués par une interruption de trafic sur les branches allant de Saint-Quentin-en-Yvelines et Versailles Château Rive Gauche vers Champ de Mars Tour Eiffel. En semaine, les soirées sont compliquées : dès 21h sur le tronçon Pontoise – Avenue Henri Martin, et à partir de 23h au départ d’Austerlitz vers le sud (Dourdan, Étampes, Orly). Notez également que l’arrêt à Issy n’est pas desservi jusqu’au 8 mars.

Enfin, les usagers du RER D devront composer avec une interruption inhabituelle en pleine journée : du 9 au 13 février, aucun train ne roulera entre Corbeil-Essonnes et Malesherbes de 10h11 à 13h23. Le week-end, la liaison Gare de Lyon – Melun sera coupée, tout comme le tronçon Châtelet – Villeneuve-Saint-Georges à partir de samedi soir 23h15.

Il faut également souligner que le week-end s’annonce chargé sur le réseau Transilien, avec des interruptions notables prévues sur les lignes J, K, N et P. Une vérification des horaires est impérative avant tout départ.

Aérien : Transavia reprend le flambeau vers Nice

Au-delà des rails franciliens, un changement majeur se prépare dans le ciel hexagonal. Le groupe Air France-KLM a confirmé une réorganisation stratégique de sa ligne emblématique Nice-Paris Orly.

À compter de mars 2026, Air France cessera d’opérer ses vols sur cette liaison, laissant la place à sa filiale low-cost, Transavia. Cette annonce a initialement suscité une vive inquiétude sur la Côte d’Azur, tant cette route est vitale pour l’économie locale et les résidents. Toutefois, lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi, Transavia a tenu à rassurer les usagers : les rotations quotidiennes seront maintenues.

C’est une petite révolution pour les habitués de la navette, qui verront les appareils verts et blancs remplacer ceux de la compagnie nationale sur le tarmac d’Orly. Ce transfert d’activité s’inscrit dans la volonté du groupe d’optimiser son réseau domestique, tout en garantissant la continuité du service public entre la capitale et la Méditerranée.