Razzia sur l’écosystème Samsung : De la batterie bradée au SSD surpuissant à prix fondu

L’industrie de la tech traverse une période de turbulences, particulièrement marquée par une crise historique sur les composants mémoire. Bizarrement, c’est le moment précis que choisit Samsung pour casser les prix sur deux de ses accessoires les plus sollicités. Que vous soyez du genre à voir votre smartphone rendre l’âme au beau milieu de l’après-midi ou un joueur en galère d’espace de stockage, la marque a décidé de frapper un grand coup. D’un côté à la Fnac, de l’autre chez Amazon, on assiste à un véritable festival de remises qui couvre aussi bien nos besoins nomades que nos infrastructures de jeu à la maison.

L’énergie à emporter pour moins d’un billet de dix

On connaît tous cette angoisse de la jauge rouge quand on est loin d’une prise. Pour pallier ce problème sans se ruiner, la Fnac vient de dégainer une offre quasi imbattable sur la batterie externe Samsung Galaxy 10 000 mAh, dans son coloris beige. Vendue initialement 49,99 euros, elle s’affiche à un tarif final dérisoire de 9,99 euros.

Le montage financier derrière cette ristourne est plutôt simple. Le marchand applique une première réduction immédiate de 40 %, ce qui fait tomber le prix à 29,99 euros. Vient ensuite la fameuse ODR (offre de remboursement) de Samsung, d’une valeur de 20 euros, valable jusqu’au 31 décembre. Rien d’insurmontable au niveau de la paperasse : un petit clic sur la page produit de la Fnac vous amènera au formulaire dédié. Vous aurez jusqu’au 14 janvier 2026 pour le renvoyer accompagné d’une preuve d’achat, de l’étiquette découpée et de votre RIB.

Pour moins de 10 balles au final, on se retrouve avec un bloc de charge compatible Super Fast Charging (25 W), capable de requinquer deux appareils en simultané via son double port USB. C’est parfait pour brancher un téléphone et des écouteurs en même temps. Petit bonus appréciable : le boîtier, agréable en main avec ses lignes courbes, intègre un minimum de 20 % de matériaux recyclés certifiés. De quoi dépanner efficacement n’importe quel appareil de la gamme Galaxy.

Le monstre de stockage NVMe subit lui aussi une décote sévère

Si l’autonomie en déplacement est réglée, les gamers et les créatifs savent à quel point gonfler le stockage d’un setup ou d’une console relève actuellement du parcours du combattant. Pourtant, en ce 18 juin et en pleine montée en puissance vers le Prime Day, Amazon lâche du leste sur l’un des disques internes les plus véloces du marché. Le Samsung 990 PRO 2 To NVMe M.2 PCIe Gen4 vient de plonger à 369,99 $, s’amputant de 270 $par rapport à son tarif de base de 639,99$. Une chute vertigineuse de 42 % pour un composant d’ordinaire inabordable.

Sur le papier, c’est une véritable bête de course propulsée par l’interface PCIe 4.0, atteignant des débits séquentiels affolants de 7 450 Mo/s en lecture et 6 900 Mo/s en écriture. C’est la bande passante exigée pour avaler de lourds projets 3D, du montage vidéo ou faire booter des jeux instantanément, reléguant les vieux SSD SATA au rang d’antiquités.

Selon l’épaisseur de votre portefeuille, les autres déclinaisons du 990 PRO ont également subi un sérieux coup de rabot. La mouture standard de 1 To s’affiche à 219,99 $(au lieu de 319,99$), tandis que l’immense version 4 To pointe à 895 $. Attention cependant si votre cible est la PlayStation 5 : la console de Sony a impérativement besoin d’une dissipation thermique pour stabiliser sa température. Amazon a logiquement sabré les prix de ces versions avec dissipateur thermique (heatsink) intégré, pensées spécifiquement pour la console. Comptez 299,27 $pour le 1 To, 495,49$ pour le 2 To, et un costaud 730 $pour le 4 To (contre 1 139,99$ à l’origine). Une mise à niveau franchement indispensable quand on subit l’embonpoint constant des mises à jour de Call of Duty ou Fortnite.

Au passage, si ces offres de stockage vous donnent des envies de renouveau total, les hostilités ont déjà commencé sur les machines complètes. On trouve notamment le PC portable gamer ASUS TUF F16 avec une coupe franche de 600 $, aux côtés de nombreuses autres promotions alléchantes sur les laptops de jeu ou même le PlayStation Portal. Il y a de quoi repenser intégralement son écosystème numérique.

L’IA sur les bancs de l’école : des sommets diplomatiques aux urgences simulées

Lundi dernier, dans les salons feutrés du Lotte Hotel en plein cœur de Séoul, on parlait d’avenir à grande échelle. Choi Eun-ok, vice-ministre sud-coréenne de l’Éducation, y recevait Mohammed Al-Qassim, son homologue émirati. Sur la table : l’intégration de l’intelligence artificielle et du numérique dans l’enseignement. Ce sommet s’inscrit dans le prolongement direct de la déclaration commune signée en novembre 2025 lors de la visite d’État du président Lee Jae Myung à Abu Dhabi. On y parle d’échanges d’étudiants, de partenariats entre écoles et de formation des talents. Mais derrière ce jargon diplomatique se cache une ambition claire de Séoul : exporter le « K-Edu » au Moyen-Orient. Ce concept englobe tout le savoir-faire éducatif coréen, des programmes diplômants aux modèles d’enseignement en passant par les systèmes de gestion scolaire.

Les Émirats arabes unis ne cachent pas leur volonté de former une génération capable de tenir tête aux géants des industries de demain, et Choi Eun-ok l’a bien compris. L’objectif de la Corée du Sud est de transformer ces accords bilatéraux en résultats tangibles, en partageant leur expérience des politiques éducatives tournées vers les nouvelles technologies. C’est une diplomatie de l’algorithme et de la pédagogie.

Pourtant, la véritable révolution de l’IA dans l’éducation ne se joue pas uniquement dans les accords entre ministères. Elle prend forme de manière bien plus concrète, presque artisanale, directement sur les campus. De l’autre côté du globe, au College of Saint Benedict (CSB), on a déjà mis les mains dans le cambouis. L’informatique et la santé y fusionnent pour redéfinir la formation médicale, et le projet qui y voit le jour cet été illustre parfaitement comment l’IA peut descendre de son piédestal théorique pour s’ancrer dans le réel.

Ava Packer et Emily Berndt, deux étudiantes qui s’apprêtent à entrer en troisième année, développent actuellement une plateforme web sous la houlette de Jodi Berndt, professeure associée en soins infirmiers, et de Peter Ohmann, professeur associé en informatique. Leur idée est brillante de pragmatisme : créer des personas gérés par l’IA avec lesquels les étudiants infirmiers pourront s’entraîner à converser. Le système simule des interactions avec des médecins, des patients ou des proches, puis évalue les compétences de communication et le niveau d’empathie de l’étudiant. Ava Packer, qui jongle entre une double majeure en informatique et en art, y voit un investissement sur l’avenir. Savoir que son code servira à des milliers d’autres étudiants pendant des années donne une tout autre dimension à son travail estival.

Ce n’est d’ailleurs pas le coup d’essai pour le duo de professeurs Berndt et Ohmann, qui en sont à leur troisième collaboration. En 2020, ils avaient déjà fait plancher des étudiants en informatique sur « Maestro », un système de scan de codes-barres calqué sur ceux utilisés dans les hôpitaux pour l’administration des médicaments — un outil toujours incontournable dans le cursus actuel. En 2023, ils récidivaient avec un programme de simulation virtuelle.

L’impulsion pour ce nouveau projet basé sur l’IA est venue d’une frustration du terrain. Jodi Berndt n’est pas qu’une théoricienne ; diplômée du CSB en 1998, elle exerce comme infirmière diplômée d’État et navigue dans les services de réanimation de l’hôpital de St. Cloud depuis vingt-cinq ans. Elle sait pertinemment que les étudiants infirmiers, n’étant pas encore licenciés, n’ont pas le droit de recevoir des directives médicales directes de la part des médecins lors de leurs stages. Les professeurs, de leur côté, ne peuvent pas avoir les yeux partout pour corriger chaque interaction entre un étudiant et une famille angoissée. Face à la méfiance généralisée envers l’IA dans le milieu de l’enseignement infirmier, elle a pris le contre-pied : pourquoi ne pas s’en servir comme d’un simulateur de relations humaines ?

Techniquement, le défi est de taille. Sous la supervision d’Ohmann, Ava et Emily traduisent les 25 ans d’expérience clinique de Jodi en lignes de code et en prompts hyper spécifiques. La plateforme ne se contente pas de générer du texte au hasard. Les personas auront des tempéraments définis et des niveaux de compréhension médicale variables, reflétant l’hétérogénéité vertigineuse que les infirmières rencontrent dans la vraie vie. Emily Berndt — dont le profil atypique combine l’informatique, les sciences politiques et une mineure en psychologie — explique que l’interface permettra de sélectionner un service, par exemple la chirurgie, puis de choisir un scénario précis parmi une liste de patients et de praticiens. L’utilisateur aura accès à toutes les données démographiques et contextuelles avant de se lancer, que ce soit pour faire un rapport à un médecin, obtenir le consentement d’une famille ou trier des patients en consultation externe.

L’outil devrait faire son apparition dans les salles de classe dès la rentrée de cet automne. Pour Emily, qui envisage sérieusement une carrière dans le développement de logiciels de santé, l’opportunité est en or. La demande pour ce type d’outils ne va faire qu’exploser.

Au fond, qu’il s’agisse des poignées de main diplomatiques au Lotte Hotel ou des lignes de code tapées par deux étudiantes dans le Minnesota, le constat reste le même. L’éducation est en train de muter, et l’intelligence artificielle n’est plus seulement un sujet d’étude : c’est devenu l’outil par lequel on apprend à faire notre métier, parfois même à être un peu plus humain.

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