L’animation et les nouveautés de la semaine : le grand agenda Netflix

L’arrivée de Disney+ au printemps 2020 a marqué un tournant décisif dans la guerre du streaming, offrant pour la première fois aux familles un accès illimité aux classiques du studio aux grandes oreilles. Face à cette concurrence, Netflix a réagi stratégiquement en intégrant le prestigieux catalogue du studio japonais Ghibli et en multipliant les investissements dans les programmes jeunesse. Cette offensive s’est notamment concrétisée par des succès critiques comme « Klaus », nommé aux Oscars. Pour s’y retrouver dans cette offre pléthorique, une analyse basée sur les évaluations IMDb permet de distinguer les œuvres les plus plébiscitées par le public, en tenant compte à la fois de la note moyenne et du volume de votes pour départager les ex-aequo.

Les incontournables de l’animation japonaise et occidentale

Au sommet de ce classement figurent des chefs-d’œuvre intemporels. « Le Voyage de Chihiro » (8,6/10) s’impose comme une référence absolue, narrant les aventures d’une fillette dans un monde magique et menaçant pour sauver ses parents. Il est suivi de près par le poignant « Le Tombeau des lucioles » (8,5/10), récit déchirant de deux orphelins livrés à eux-mêmes dans le Japon de l’après-guerre. L’œuvre d’Hayao Miyazaki est omniprésente avec « Princesse Mononoké » (8,4/10), fresque écologique opposant l’industrie humaine aux esprits de la forêt, « Le Château ambulant » (8,2/10), et l’iconique « Mon Voisin Totoro » (8,2/10), ode à l’enfance et à la nature.

Le classement met également en lumière « Your Name » (8,4/10), romance fantastique sur l’échange de corps entre deux adolescents, ainsi que des productions occidentales majeures. « Klaus » (8,2/10) réinvente le mythe de Noël à travers l’amitié improbable entre un facteur et un fabricant de jouets, tandis que « Dragons » (8,1/10) raconte l’alliance inattendue entre un jeune Viking et une créature légendaire.

Une semaine riche en nouveautés : du 12 au 18 janvier 2026

Au-delà de ces classiques de l’animation toujours disponibles, l’actualité de la plateforme pour la semaine du 12 au 18 janvier 2026 s’annonce particulièrement dense outre-Atlantique, avec près de cinquante nouvelles entrées au catalogue. Cette mi-janvier marque le lancement de productions originales d’envergure, susceptibles de captiver un large public. Attention toutefois, certains titres quitteront bientôt la plateforme, c’est donc la dernière chance pour visionner des films comme « Donnie Darko » ou « Confessions d’une accro du shopping ».

Les têtes d’affiche : Thriller sous haute tension et romance

L’événement majeur de la semaine est sans conteste la sortie ce vendredi de « The Rip », qui s’annonce comme le premier blockbuster de l’année pour Netflix. Après « Back in Action » l’an passé, le géant du streaming réunit un casting cinq étoiles emmené par le duo Matt Damon et Ben Affleck, entourés de Steven Yeun et Kyle Chandler. Le synopsis promet un thriller âpre où une équipe de policiers de Miami découvre une fortune dans une planque, un événement qui va ébranler toutes les loyautés. C’est le premier des deux films avec Ben Affleck prévus pour 2026, avant la sortie confirmée d' »Animals ».

Dans un registre plus léger, « A Big Bold Beautiful Journey » arrivera samedi, offrant une seconde vie à cette comédie romantique teintée de science-fiction après son passage en salle. Porté par Margot Robbie et Colin Farrell, le film met en scène deux inconnus qui, suite à une rencontre lors d’un mariage, se lancent dans une aventure leur permettant de revivre leurs souvenirs passés.

Le retour du polar britannique et les sorties quotidiennes

Les amateurs de mystère ne seront pas en reste avec l’arrivée jeudi d’une nouvelle adaptation d’Agatha Christie, « The Seven Dials Mystery ». Cette mini-série britannique en trois épisodes met en vedette Mia McKenna-Bruce dans le rôle de Lady Eileen « Bundle » Brent, une aristocrate intrépide enquêtant sur un meurtre familial, aux côtés d’Helena Bonham Carter et Martin Freeman.

Le reste de la semaine sera rythmé par des ajouts quotidiens variés. Dès mardi, la suite de la télé-réalité « The Boyfriend » et de nouveaux épisodes de « Silent Truth » seront disponibles. Mercredi verra l’arrivée de la saison 3 de « La Reina del Flow » (The Queen of Flow) et des trois premières saisons de la série culte « Veronica Mars ». La journée de jeudi sera particulièrement chargée avec, outre la série Agatha Christie, la partie 7 de « The Upshaws » et une collection de films romantiques Hallmark. Enfin, le vendredi 16 janvier marquera également l’ajout de films acclamés comme « Licorice Pizza » (2021) et la saison 3 d' »Animal Control », clôturant une semaine où chaque abonné devrait trouver son bonheur.

Réforme des licenciements à la City et rigueur administrative : un marché de l’emploi en mutation

Si vous interrogez les dirigeants de la City sur leur réticence à embaucher davantage de personnes issues de minorités ethniques, de femmes ou de travailleurs en situation de handicap, la réponse glisse souvent vers la crainte du contentieux. Beaucoup redoutent qu’en cas d’échec professionnel, ces employés ne se retournent contre l’entreprise pour licenciement abusif. Pourtant, les statistiques montrent effectivement qu’une proportion plus élevée de personnes noires entame ce type de procédure par rapport à leurs collègues blancs, un constat peu surprenant dans un secteur où la discrimination reste une réalité tenace.

Le dilemme du plafonnement des indemnités

Au cœur du problème réside un mécanisme financier pervers. Actuellement, lorsqu’un salarié remporte un procès pour licenciement abusif « classique », l’indemnisation pour perte de revenus est plafonnée à 118 000 livres sterling, quel que soit son niveau de salaire. En revanche, ce plafond disparaît totalement si la plainte repose sur une discrimination liée au sexe, à la race, au handicap ou à d’autres caractéristiques protégées. Pour les hauts revenus de la finance, la différence est colossale. Les avocats incitent donc logiquement les employés licenciés à plaider la discrimination pour contourner le plafond, ce qui, par ricochet, rend les employeurs frileux à l’idée de recruter des profils « à risque ».

C’est dans ce contexte que le gouvernement britannique a intégré à son projet de loi sur les droits des salariés la suppression de ce plafond pour tous. Si cette mesure vise à rétablir une équité et à favoriser la diversité en supprimant l’incitation financière à plaider la discrimination, elle inquiète les leaders de la City. Ces derniers craignent que le Royaume-Uni ne devienne moins attractif pour les cadres à hauts salaires, risquant d’accélérer la fuite des talents vers l’Union européenne, une préoccupation majeure des gouvernements successifs depuis le Brexit.

La gestion administrative du départ : l’exemple du solde de tout compte

Alors que Londres s’inquiète de la judiciarisation des départs, la gestion de la fin de contrat répond, en France, à un formalisme administratif strict visant justement à sécuriser la rupture pour les deux parties. Quel que soit le motif — démission, licenciement ou rupture conventionnelle — l’employeur est tenu de remettre un document central : le solde de tout compte.

Défini par le Code du travail, ce document dresse l’inventaire précis des sommes versées au salarié lors de son départ (salaires, indemnités, primes). Il s’accompagne obligatoirement d’un certificat de travail, détaillant la nature et la durée des emplois occupés, ainsi que d’une attestation France Travail (anciennement Pôle emploi), indispensable pour l’ouverture des droits au chômage. L’employeur doit également fournir un état récapitulatif de l’épargne salariale si un tel dispositif existait dans l’entreprise.

Délais et contestation : une mécanique de précision

La remise de ces documents obéit à une temporalité précise, bien que la loi reste souple sur certains points. Si un préavis est effectué, le solde de tout compte est remis à son terme. En cas de dispense, il peut être délivré le jour du départ physique, ou dans un « délai raisonnable », généralement estimé à une quinzaine de jours.

La signature de ce document par le salarié n’est pas une obligation légale, mais elle déclenche des conséquences juridiques importantes concernant les délais de contestation. C’est ici que la sécurité juridique se joue : si le salarié signe le reçu, il ne dispose que de six mois pour contester les sommes devant le Conseil de prud’hommes. Une fois ce délai passé, le document a un effet libératoire pour l’employeur. En revanche, si le salarié refuse de signer, ou émet des réserves, il conserve la possibilité de réclamer des sommes dues pendant trois ans, s’alignant ainsi sur le délai de prescription classique des créances salariales. Cette rigueur procédurale française contraste avec les incertitudes actuelles qui pèsent sur le marché du travail britannique.