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Hausse du chômage dans le Rhône en octobre : + 1,1 %

mercredi 30 novembre 2011

file+attente+pole+emploi
Photo @Michel Godet -
Le chômage a continué de croître en octobre, dans la région Rhône-Alpes, pour le cinquième mois consécutif. Ainsi, le nombre des demandeurs d'emploi sans activité (258 645 personnes inscrites à Pôle Emploi en catégorie A) a progressé de 1,4 % par rapport à septembre (+ 3 464 personnes inscrites). Cette hausse a concerné tous les départements dans des proportions comprises entre + 3,4 % en Ardèche et + 0,5 % dans la Drôme. Dans le Rhône, l'évolution a été un peu moins défavorable que dans l'ensemble de la région (+ 1,1 %), tout comme en Savoie (+0,9 %). Dans les autres départements, la hausse se répartit comme suit : + 1,4 % en Isère, + 1,5 % dans la Loire, + 1,6 % dans l'Ain, et + 1,7 % en Haute-Savoie.

L'aggravation du chômage a été de même ampleur pour les hommes (+ 1,4 %) que pour les femmes (+ 1,3 %). Elle a été, en revanche, beaucoup plus marquée, pour les personnes âgées de 25 à 49 ans (+ 1,4 %) et les seniors de 50 ans et plus (+ 2 %) que pour les jeunes (+ 0,4 %). Au total, l'ensemble des personnes inscrites fin octobre dans la région en catégories ABC (384 156) a augmenté de 0,4 % en un mois et de 5,3 % en un an.

Mais le ralentissement de l'activité économique observé ces derniers mois ne se traduit pas par une accentuation des inscriptions à Pôle Emploi. Les inscriptions sont même en baisse de 0,8 % au cours des 3 derniers mois en catégorie A, B et C (- 5,8 % pour les licenciements économiques).
A noter cependant, la non reconduction des contrats de travail à durée déterminée. Ce motif d'inscription a progressé en 3 mois de 5,5 %.
Enfin, l'accroissement du nombre des demandeurs d'emploi de catégorie A provient aussi du ralentissement des "activités réduites" : - 1,5 % sur un mois. En effet, faute d'avoir pu exercer une activité partielle, des personnes inscrites en septembre en catégories B ou C ont réintégré en octobre la catégorie A.

Le chômage de longue durée s'intensifie
Par ailleurs, le nombre des chômeurs de longue durée (134 664 personnes concernées fin octobre en catégories ABC) continue de croître : + 0,8 % en un mois et + 8,6 % en un an. Entre octobre 2010 et octobre 2011, la part des personnes inscrites à Pôle Emploi depuis plus de 1 an est passée de 34 % à 35,1 %.
G.R.
(redaction@LYonenFrance.com)
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L'économiste Jérémy Rifkin en visite en France

lundi 28 novembre 2011

 jérémy+Rifkin
Photo @Wikipedia -
Jeremy Rifkin sera en France du 6 au 9 février pour la promotion de son nouveau livre, "la Troisième Révolution industrielle" (A paraître, commandez le dès aujourd'hui).
Jeremy Rifkin est un économiste, essayiste, conseiller politique et activiste américain, spécialiste de prospective économique et scientifique. Son travail est principalement centré sur l’impact des changements scientifiques et technologiques sur l’économie, le travail, la société et l’environnement.
Influent sur les politiques publiques américaines et européennes, il l’est aussi sur l’opinion publique, avec notamment son livre « La Fin du travail » (End of Work), paru en 1995, qui en a fait l’un des acteurs centraux du débat sur l’influence de la technologie dans le futur du travail. En 2004, « Le rêve européen » (The European Dream) fût un best-seller et lauréat du prix Corine- Prix International du Livre pour le meilleur livre économique de l’année.
"Nous sommes, selon l’auteur, à la fin d’une ère, celle d’une économie fondée sur les énergies fossiles, le travail à temps plein, une organisation pyramidale des entreprises, une gestion exclusivement marchande du monde... Et nous entrons dans ce qu’il appelle la troisième révolution industrielle qui va bouleverser nos manière de vivre, de consommer, de travailler, d’être au monde".
Ce nouveau livre développe la thèse d’une troisième révolution industrielle –que l’auteur appelle de ses vœux-, un nouveau paradigme économique qui va ouvrir l’ère post-carbone, basée notamment sur l’observation que les grandes révolutions économiques ont lieu lorsque de nouvelles technologies de communication apparaissent en même temps que des nouveaux systèmes énergétiques (hier imprimerie/charbon ou ordinateur/ ; aujourd’hui Internet et les énergies renouvelables).
Dans un futur proche, les humains généreront leur propre énergie verte, et la partageront, comme ils créent et partagent déjà leurs propres informations sur Internet. Cela va fondamentalement modifier tous les aspects de la façon dont nous travaillons, vivons et sommes gouvernés. Comme les première et deuxième révolutions industrielles ont donné naissance au capitalisme et au développement des marchés intérieurs ou aux Etats-nations, la troisième révolution industrielle verra des marchés continentaux, la création d’unions politiques continentales et des modèles économiques différents.

Le défi est triple : La crise énergétique, le changement climatique, le développement  durable.
Ces défis seront relevés par un changement de la mondialisation à la « continentalisation ». C’est-à-dire la fin d’une énergie divisée, pour une énergie distribuée.
            Les cinq piliers de la Troisième Révolution Industrielle sont :
1)    Passer aux énergies renouvelables.
2) Transformer les bâtiments sur chaque continent en mini-centres énergétiques, créant de nombreux emplois.
3)     Permettre à chaque bâtiment de conserver cette énergie.
4)    Utiliser la technologie internet pour créer un réseau similaire d’énergie. Chaque bâtiment ayant de l’énergie en trop pouvant la vendre sur ce réseau.
5)  Créer des réseaux électriques continentaux dans lesquels les véhicules électriques puissent vendre leurs surplus d’énergie en se branchant à une prise, tout en étant garés.
L’auteur prétend que des prises pour les véhicules peuvent être mises en place partout à l’horizon 2020. Si seulement 25% des véhicules vendent en étant garés (et si le prix est haut), cela remplacerait l’actuel système centralisé de l’énergie.
Cela dit, la transformation de l’économie va bien plus loin qu’un changement des régimes d’énergies et des technologies de communication. C’est un transfert de l’énergie à chaque niveau de la société, à des millions de petits producteurs, générant leurs propres énergies renouvelables et échangeant les surplus à travers des continents entiers. Cette « démocratisation de l’énergie » à des implications profondes sur l’organisation de la société, de la politique et de l’économie. Ce qu’on peut appeler un « capitalisme distribué ».
            
Des exemples existent déjà. Les énergies solaires et autres éoliennes dans le désert du Sahara pourraient ainsi combler 15% des besoins de l’UE d’ici 2050. L’Espagne et le Maroc étudient un projet de tunnel entre les deux continents. Les USA et la Russie font de même pour joindre la Sibérie et l’Alaska, afin d’échanger de l’énergie, et pour le commerce et le tourisme. Les gens commencent à se voir comme une partie d’un organisme planétaire indivisible.
L’ère continentale va aussi transformer l’approche géopolitique des relations internationales à l’approche de la biosphère-politique. Les scientifiques commencent à voir la planète comme une créature vivante, une entité autorégulatrice qui se maintient dans un état permettant la continuation de la vie. Selon cette nouvelle façon de penser, l’adaptation et l’évolution des êtres vivants fait partie d’un processus plus large : l’adaptation et l’évolution de la planète elle-même.
De nombreuses guerres ont éclaté dans la poursuite de la sécurité énergétique. Cela sera moins le cas avec ces nouvelles énergies abondantes et disponibles partout. La biosphère-politique est basée sur un sens de la responsabilité collective pour sauvegarder les écosystèmes.
Le Livre :
Chapitre 1 : Trois avertissements
Juillet 2008 : Le prix du baril de pétrole atteint un record, 147 $. Des émeutes de la faim éclatent dans trente pays. L’effondrement du système financier soixante jours plus tard en est l’onde de choc. La majorité des économistes et leaders politiques se concentrent depuis sur la bulle des crédits. En réalité, le commerce mondial a atteint les dernières limites d’une mondialisation basée sur les énergies fossiles. Avec l’arrivée de la Chine et de l’Inde,  la demande est simplement insoutenable, faisant passer le prix du baril de 21$ en 2001 à 147$ en 2008.
Et même si l’économie globale montre quelques signes de relance, le prix du pétrole remonte face à la nouvelle demande de biens et services, augmentant les prix de ses derniers et réduisant encore le pouvoir d’achat. Nous sommes dans un cercle vicieux.
Décembre 2009 : Sommet de Copenhague. Malgré un réchauffement climatique dramatique qui pourrait résulter à l’extinction massive de 70% des espèces végétales et animales sur Terre, aucun Etat n’a accepté de prendre ses responsabilités. Echec total.
Avril 2010 : Marée noire causée par BP. Un rappel que dans notre recherche désespérée à trouver des énergies fossiles, nous sommes prêts à prendre des risques énormes et à détruire notre propre écosystème.
Chapitre 2 : Leçons du passé
Alors que nous recherchons de nouvelles voies économiques, historiquement, les grandes révolutions économiques ont eu lieu lorsque de nouvelles technologies de communication sont apparues en même temps que des nouveaux systèmes énergétiques. Lors de l’apparition de l’imprimerie et du charbon et de l’acier, des milliers d’entreprises et des millions d’emplois –pour des raisons qu’il développe- furent créés. De même avec l’automobile et le pétrole. Et depuis 1980, la Seconde Révolution Industrielle est sur le déclin.
Ce chapitre explore en détail ces deux révolutions industrielles pour mieux comprendre comment les ères économiques émergent et déclinent. Nous le terminerons par un avertissement sur ce qui nous attend si l’économie globale n’est pas capable à temps d’effectuer une réelle transition vers une Troisième Révolution Industrielle : L’effondrement de notre civilisation !
Chapitre 3 : La Nouvelle ère de collaboration.
 La Troisième Révolution Industrielle, de par la nature distribuée de ses énergies renouvelables, nécessite un commandement partagé plutôt qu’autonome. Cela se voit déjà dans les pratiques des entreprises. Les localités, régions et gouvernements nationaux ne vont pas disparaître, ils vont au contraire être renforcés. Les unions continentales permettront de superviser et réguler les différents marchés continentaux.
Des centaines d’exemples de cette transition en marche existent (Bouygues, Phillips s’y mettent). "Ce livre va raconter l’histoire de cette vision, de son évolution, des obstacles et des opportunités rencontrés. Cela pour permettre au lecteur de connaître les visionnaires et les acteurs de ces nouveaux modèles économiques, ainsi que ses antagonistes. Une bataille rangée se prépare entre la vieille garde et les jeunes entrepreneurs. Le lecteur va apprendre les coulisses de ce jeu de pouvoir, les campagnes de désinformation, les lobbyings etc. ainsi que les secteurs clés de l’industrie".
Chapitre 4 : Planning
 En avril 2008, Rifkin a réuni les nombreuses compagnies impliquées dans au moins l’un des cinq piliers de la Troisième Révolution Industrielle. De cette réunion est sorti un consensus informel : La crise économique offre une réelle opportunité d’avancer dans la Troisième Révolution Industrielle, qui permettra à l’économie d’exploiter tout son potentiel. La table ronde de la Troisième Révolution Industrielle fût instaurée dans le but de mettre en place, avec les principales villes, régions et gouvernements, ces cinq piliers.
Comment construire la Troisième Révolution Industrielle? "Nous emmènerons le lecteur en plein cœur du processus à travers les quatre plans que l’équipe a mis au point. C’est à San Antonio, Monaco, Rome et dans la province d’Utrecht que des plans de développement économique à long-terme ont été imaginés. Ces plans adressent la sécurité énergétique et le changement climatique, transformant des « dépenses publiques » en « investissements économiques »".
Chapitre 5 : Au-delà de la gauche et la droite
La nouvelle vision économique nous force à repenser l’idéologie politique, de manière bien plus horizontale, avec un pouvoir bien plus distribué. "L’Allemagne, organisée très localement, prend les devants sous le leadership d’Angela Merkel".
Chapitre 6 : Nouveaux modèles économiques, nouvelles compétences
De nouvelles opportunités économiques apparaissent dans tous les secteurs. Mais remodeler les infrastructures et les industries de chaque pays nécessite de former de « nouveaux » travailleurs ayant de nouvelles compétences (le commerce en réseaux, les stratégies horizontales…). Certains modèles demandent même une refondation complète de la nature des transactions commerciales. Par exemple, nous allons d’un management unidirectionnel de l’électricité à un management bidirectionnel. Les producteurs d’électricité ne seront plus de simples producteurs, mais aussi des transmetteurs permettant aux producteurs individuels de vendre et d’échanger leur énergie. Être capable de travailler sur ces deux fronts est leur challenge.
Chapitre 7 : Unions continentales
La Troisième Révolution Industrielle encourage l’échange d’énergie entre les continents. Cela requiert une gouvernance continentale et en réseau, reflétant le caractère de la Troisième Révolution Industrielle. L’Union Européenne est le projet le plus abouti, et va devenir un seul marché intégré et indivisible, une communauté continentale. Il en sera de même (cela a déjà commencé) avec l’Afrique, L’Amérique Latine, l’Asie et l’Amérique du Nord vers 2050.
Il faudra aussi joindre les continents et se diriger vers un retour au monde Pangéen (du nom du grand continent que la Terre a connu il y a 250 millions d’année). Une nouvelle ère pour l’humanité.
L’auteur pose tout de même quelques questions, comme sur la Chine, au système politique extrêmement centralisé. Mais il conclue avec optimisme que la jeune génération chinoise, élevée au biberon d’internet et de ses échanges, mettra la pression nécessaire.
Chapitre 8 : Repenser l’éducation
Aujourd’hui, échanger son savoir, c’est tricher. Nous sommes au début de la conscience de la biosphère. Lorsque chacun de nous sera responsable, devant créer notre propre énergie renouvelable, et que nous réaliserons que notre survie et notre bien-être dépendent de l’échange d’énergie entre les continents, alors nous verrons notre inséparable relation écologique aux autres. 
 Le modèle vertical d’éducation actuel n’est plus compatible dans la Troisième Révolution Industrielle.
Chapitre 9 : Un monde au-delà du capitalisme et du socialisme
  La nouvelle économie est contraire à la théorie économique classique qui voit l’intérêt individuel comme le meilleur moteur de la croissance économique. Elle est aussi en opposition au commandement centralisé du socialisme classique. La nouvelle économie est partagée et basée sur l’assomption que l’intérêt commun poursuivi collectivement est la route à prendre pour un développement économique durable. Être entreprenant et collectif n’est plus un oxymore, mais une solution.
Nous allons examiner les nouveaux modèles de business. Ces nouvelles pratiques vont certainement changer nos assomptions les plus basiques sur la nature de l’activité économique dans une biosphère interdépendante.
La Troisième Révolution Industrielle est un changement radical spatiotemporel. Elle va créer des citoyens globaux, dans une biosphère partagée, et nous reconnecter avec la planète. Nous avons peu de choix si nous voulons espérer restaurer la santé de la biosphère et préserver la planète pour les générations futures.
"La troisième Révolution Industrielle" 
G.R.
(redaction@LYonenFrance.com)
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Tribune : "Pour Mieux Investir dans l’avenir industriel de nos territoires"

mercredi 23 novembre 2011

Philippe Boulette-Scola
@LYonPhotosfr
 Philippe Boulette-Scola est président-directeur général du groupe BSH et président d'Allizé-Plasturgie Rhône-Alpes, une fédération d' industriels du plastique présente dans huit régions françaises (lire son portrait dans le trombinoscope de LYon-Photos.fr). Il vient de nous faire parvenir cette tribune libre en forme d'appel : 
"Deuxième région économique de France, la région Rhône-Alpes reste un territoire fertile pour les entreprises industrielles qui représentent encore aujourd’hui près de 20% du total des emplois. Aujourd’hui encore c’est de ce tissu de PMI qu’émergent innovations, nouveaux produits et emplois. PMI c’est bien évidemment Petites et Moyennes Industries, mais cet acronyme pourrait également signifier Pour Mieux Investir … 



Mieux investir dans nos territoires … Mieux investir dans nos emplois de demain.
Par conviction, je pense que ce sont ces PMI qui créeront les emplois industriels d’aujourd'hui et de demain sur nos territoires et ce, de manière durable grâce à notre capacité d’innovation. Une innovation, nous devons l’imaginer ensemble : collaborateurs, dirigeants, clients, partenaires en développant une véritable culture du maillage. Un maillage avec les nombreux réseaux existants, clusters, pôles d’excellence, mais aussi avec le monde de l’enseignement et de la formation.
Tous ensemble, nous nous devons de promouvoir une image innovante, attractive et porteuse d’avenir du monde industriel. Nous pourrions nous arrêter sur les contraintes qui pèsent quotidiennement sur notre secteur de la plasturgie comme l’augmentation constante du prix des matières premières. N’est-il pas plus motivant d’être fier de travailler à la réalisation de pièces qui constitueront des solutions pour améliorer la qualité de vie des malades ? Quoi de plus enthousiasmant que de participer à la conception et à la production d’éléments qui seront au coeur des solutions énergétiques renouvelables de demain ? 

Beaucoup de PMI comme la nôtre mise sur cette ADN de l’innovation. Au sein de notre groupe, par exemple, nous n’avons pas hésité à investir dans le capital humain et matériel. C’est ainsi que Pour exemple, notre future salle blanche est un pari pour une PMI comme la nôtre mais je reste persuadé comme beaucoup de dirigeants de PMI que je croise qu’il est aujourd’hui indispensable de prendre des risques pour avancer.

La prochaine étape doit être pour tous les acteurs industriels, de toute taille, de développer ensemble des projets collaboratifs. Les grands groupes ont besoin de notre souplesse, de notre réactivité et de notre ingéniosité pratique. Nous avons besoin en retour des ouvertures qu’ils peuvent nous apporter. 
Ce partenariat collaboratif n’est pas naturel aujourd’hui, à nous de démontrer par la preuve que chacun d’entre nous avons à y gagner. C’est de cette complémentarité entre acteurs de différentes tailles agissant sur un même secteur et de cette approche de meute dépassant les individualismes, que peut naître cette solidarité industrielle gage d’avenir pour nos entreprises, nos territoires et nos emplois."
Philippe Boulette-Scola

Le groupe BSH (Oyonnax), est composé de deux entités, Luponax BioMédical qui conçoit et fabrique des dispositifs médicaux en matière plastique et Infiplast, fabricant de sous-ensembles pour des secteurs comme l'aéronautique, l'automobile, le jouet...
Chiffres clés :
- 13,6 M € de CA en 2010
- 80 collaborateurs dont 1/3 en production
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François Fillon prononce le mot de faillite, mais pas pour sa politique...

mardi 8 novembre 2011

Le Premier Ministre François Fillon
Photo @LYonenFrance 
Malgré toutes les dénégations antérieures, le gouvernement a fini par admettre que les prévisions de croissance comprises dans ses projets de budget ne seraient pas atteintes. Le Premier ministre François Fillon a prononcé le 7 novembre le mot "faillite" en indiquant aussitôt que "ce n'est plus un mot abstrait". 
En annonçant 5,2 milliards d’euros de hausses d’impôts et 1,7 milliard d’euros de coupes budgétaires pour 2012, le gouvernement propose, tout en refusant catégoriquement de l'admettre, un véritable plan de rigueur. 


Une augmentation générale des impôts
Les prestations sociales sont touchées, avec une réduction des remboursements de la sécurité sociale,  une baisse des allocations familiales et des aides au logement.
Sur les 7 milliards d’économies nouvelles prévues en 2012, près des trois quarts proviennent d’augmentations d’impôts (5,2 milliards) et un quart d’une réduction des dépenses de l’État et de la baisse des prestations sociales (1,8 milliard d’euros).

L'abandon des lois Scellier sur l'immobilier
Le taux réduit de TVA, qui touche l'ensemble des consommateurs, sera relevé de 5,5 % à 7 % à l’exclusion de l’alimentation, de l’énergie et des produits destinés aux personnes handicapées... Les crédits d'impôt sur l'immobilier (de type Scellier) seront abandonnés.
François Fillon a aussi demandé aux collectivités locales, gérées majoritairement par la gauche, de participer à l'effort budgétaire : les conseils régionaux, généraux et les communes de plus de 50 000 habitants seront appelés à publier chaque année “l’évolution de leurs effectifs et de leurs dépenses de train de vie”. De son côté, l’État exigera de ses administrations une diminution de 5 % de la taille de leurs locaux au cours des trois prochaines années. 

L'Etat donnera -un peu- l'exemple...
Les salaires du président de la République et des ministres, qui avaient considérablement augmenté depuis plusieurs années, ne reviendront pas à leur taux antérieur mais "seront gelés jusqu’au retour à l’équilibre des finances publiques". Soit, au mieux, en 2016. 

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