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Useit, un salon du numérique pour les entreprises fédérateur en Rhône-Alpes

lundi 25 avril 2011

Moins de 5% des entreprises
de Rhône-Alpes ont
un site marchand, selon l'ENE
"La région Rhône-Alpes a pris du retard... en matière de numérique dans les entreprises". Pour le cluster du numérique, l'Espace Numérique Entrprises (ENE), qui vient de rendre publique une étude sur ce thème, seules 26 % des entreprises de la région possèdent un site internet.. Et encore ! Plus du tiers de ces "pages" (35%) ne sont en fait que des sites "vitrines", des transcriptions simples d'une plaquette, sans possibilité de passer commande et sans actualisation régulière  - ce qui leur permettrait d'être référencés par les moteurs de recherche !

Au final, seuls 10 % des sites d'entreprise sont des sites marchands, en B to B (Vente à des professionnels) ou B to C (Vente directe aux consommateurs). Un retard considérable lorsque l'on pense que la vente  directe est un secteur en plein essor, qui peut réduire considérablement les coûts (logistique, démarchage, gestion de stocks...) et ouvrir des marchés insoupçonnés, y compris à l'international.

L'international et l'exportation, c'est justement le coeur de l'activité de Classe Export, qui organise depuis plus de vingt ans des salons de l'exportation et aide les PME à définir leur stratégie de développement vers l'étranger. Pour Marc Hoffmeister, le directeur de Classe Export il y a urgence à agir... et à réunir les différentes initiatives pour faciliter le travail des dirigeants de PME. "Par définition, les chefs de toutes petites entreprises ont peu de temps", explique Marc Hoffmeister... L'idée du salon Useit est donc de réunir en un même lieu plusieurs salons existants, avec une idée de présentation de matériels et de logiciels, mais aussi d'apporter des solutions concrètes pour le passage des entreprises au numérique.

Le salon Useit réunira aussi bien des spécialistes des bases de données pour la relation client, des réseaux sociaux comme  Viadeo, Facebook,  Lindekin, twitter ou MySpace, que des fabriquants de logiciels de géolocalisation...

Un salon "en forme de marguerite"
Stéphanie Gibert, commissaire de l'exposition pour Classe Export, indique que celui-ci sera divisé en six espaces autour d'un "Village". Chacun d'entre eux étant consacré à un usage : gestion/pilotage ; relation client/Web stratégie ; dématérialisation ; télécoms et infrastructures ; information géographique (géolocalisation) et logistique ( production, livraison, traçabilité...).

Les visiteurs seront donc invités à "effeuiller la marguerite" et trouver dans ce grand salon toutes les nouveautés du numérique pour les entreprises. Des informations qu'ils compilaient jusqu'à présent difficilement dans une multitude de "petites" rencontres aujourd'hui réunies dans un même lieu.
Le salon annonce déjà son regroupement avec "les Halles géomatiques" de la société Gaiago et le Spilog, une rencontre annuelle consacrée à a logistique et la traçabilité... en attendant peut être dès l'an prochain, l'intégration avec le salon Innorobo organisé pour la première fois en mars 2011  par Bruno Bonnell.

Le salon USEiT  se déroulera les 6 et 7 juin 2011 à Eurexpo Lyon. 200 exposants, 3000 visiteurs sont attendus. Il est possible d'organiser à l'avance ses rencontres avec les professionnels exposants.  De nombreuses conférences sont aussi annoncées, avec entre autres la secrétaire d'Etat à la Santé Nora Berra, sur "la traçabilité Santé / Pharma", ou encore Christophe Ramel, l'animateur du blog Kriisis, sur l'utilisation des réseaux sociaux.

Gilles Roman
(redaction@lyonenfrance.com)




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Maroc, Algérie, Tunisie, les entreprises de Rhône-Alpes invitées au retour !

mardi 19 avril 2011

La révolution de jasmin a débuté au début du mois de décembre dernier, c'est-à-dire il y a quelques mois seulement, mais elle appartient déjà à l'Histoire ! En quelques mois, elle a bouleversé la géopolitique du Maghreb, changeant complétement la donne.
Dans le brouillard, les chefs d'entreprises qui réalisent du business en Algérie, en Tunisie et au Maroc, avaient besoin de retrouver une boussole et de savoir où vont ces trois pays, sur les plans politique et économique.
Rien de mieux pour comprendre que d'entendre les consuls de ces trois pays basés à Lyon et à la source de l'information. D'autant qu'il apparut assez rapidement qu'ils avaient oublié en présence de chefs d'entreprises, de pratiquer trop ouvertement la langue de bois.
Que retirer de cette rencontre ? Pour l'animateur des débats, Marc Hoffmeister qui en tant que responsable de la société lyonnaise Classe Export connaît son Maghreb sur le bout des doigts, «il faut bien comprendre que la situation dans ces trois pays n'est pas homogène et qu'il faut prendre en compte les différences très importantes entre eux. »

La Tunisie d'abord.
Ce pays a donné le « la » de la Révolution de jasmin qui a embrasé le monde arabe. Il est aussi celui qui est sorti le plus tôt des turbulences. Les grèves importantes que le mouvement a suscité sont pratiquement partout terminées, sauf dans les entreprises qui étaient aux mains du clan Ben Ali. Le tourisme est lui-même reparti et l'on peut à nouveau circuler dans tout le pays.
On le sait, les PME tunisiennes avaient tendance à faire profil bas et à éviter de se faire remarquer par la famille au pouvoir pour ne pas se faire « racketter ». « C'est fini, explique Sabri Bachdobji, la liberté donne des ailes à nos PME qui ne sont plus bridées. »
Conséquence : ces PME ont besoin de partenaires. Il existe une grande demande de partenariats avec des PME technologiques. Or, on en trouve beaucoup en Rhône-Alpes. Et Marc Hoffmeister de remarquer : « Il y a là une place à prendre et vite ! » Autre avantage : la Tunisie est certes un marché, certes plutôt restreint, mais c'est surtout une zone de réexportation sur l'ensemble du monde arabe. C'est donc un bon mode d'entrée pour tout nouvel arrivant.

Au Maroc, la situation est différente : engagées bien avant la révolution de jasmin, les réformes qui étaient encalminées, sont reparties à cette occasion de plus belle. Le pays est ainsi engagé dans une régionalisation et le développement des régions intérieures. L'occasion d'engager de gros investissements dans les infrastructures : zones portuaires, autoroutes, zones touristiques. Les secteurs en développement : la sous-traitance automobile, l'industrie électronique et électrique.

Reste l'Algérie. Kacimi El Hassani, le consul d'Algérie à Lyon tint un langage très différent, apte à refroidir l'auditoire : « Ne venez pas vendre en Algérie, nous savons où acheter, mais venez produire chez nous ! » Or, l'on sait que les entrepreneurs étrangers qui investissent en Algérie n'ont pas le droit de détenir plus de 49 % d'une société. Le consul d'Algérie assura que cette loi va connaître des assouplissements. Elle est en effet décriée au sein même des entreprises algériennes car elle prive le pays d'investissements stratégiques importants. Résultat : le pays n'a que 430 000 entreprises, soit moins que la Tunisie, pourtant plus petite en taille et en population et bien moins qu'au Maroc qui affiche 1,2 million d'entreprises.


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La Chambre de commerce de Lyon teste la démocratie participative...

vendredi 15 avril 2011

cci de lyon
Philippe Grillot (2ème à gauche)
et la nouvelle équipe de la CCI
 Issu des rangs de la CGPME, comme son prédécesseur Guy Mathiolon, le nouveau président de la Chambre de Commerce de Lyon Philippe Grillot n'inscrit pas son action dans la continuité.
Peu de temps après sa prise de fonction, il a décidé "d'ouvrir les portes et les fenêtres" et de tenter d’asseoir sa  légitimité après une élection marquée par un très fort taux d'abstention. 
La CCI représente près de 70000 entreprises (dont 24000 commerçants). Pour aider ses sociétaires, elle se doit de mieux connaître leurs problèmes et leurs attentes ; "Nous allons tout d'abord lancer une grande enquête qui sera suivie d'Etats généraux", explique Philippe Grillot, qui est bien décidé "à écouter avant d'agir".
philippe Grillot
Philippe Grillot, Président de la CCI
Après l'enquête, réalisée par téléphone entre avril et mai 2011, 18 rencontres territoriales sont programmées avec les entreprises. Une synthèse sera tirée en juin et une feuille de route sera adoptée en assemblée générale au cours du mois de septembre prochain. 
En attendant, le Président vient de tracer "les fondamentaux de la mandature" : la CCI de Lyon, qui a la particularité de se retrouver à quelques centaines de mètres de la chambre crgionale (CRCI) doit "tenir son rang et travailler aux côtés de toutes les collectivités"... "Elle doit s'imposer comme le porte-parole des entreprises", "assurer le renouvellement du tissu industriel", "faire émerger les petites entreprises vers l'international et l'exportation" et surtout retrouver le lien avec les milliers d'artisans et de commerçants qu'elle représente.
Pour cela, la Chambre de Commerce dispose d'un budget considérable, mais en baisse du fait de la réforme des collectivités locales. Elle devra donc trouver de nouvelles ressources et des économies de fonctionnement pour continuer à gérer son siège (400 permanents), un centre de formation, de nombreuses "annexes" et le musée des tissus...
Gilles Roman

L'aéroport de Lyon st-Exupéry ne doit pas être repris par ADP
 Le nouveau président, qui a fait sa carrière dans les transports, est à la fois vice-président de l'aéroport, mais aussi président de l'association qui rassemble les CCI gestionnaires d'aéroports.
Sur le sujet de la privatisation annoncée de l'aéroport, on sait que l'Etat a décidé de vendre les 60 % qu'il possède dans le capital de Lyon-Saint Exupéry, le premier de la liste des privatisables. L'association des entreprises utilisatrices de l'aéroport n'est pas hostile à l'arrivée d'ADP (Aéroports de Paris) qui ostensiblement brigue la majorité du capital de l'aéroport régional. Lui y est franchement hostile. "ADP et Air France sont très liés. Or, Air France qui possède trois hubs n'a aucun intérêt à développer Lyon-Saint Exupéry comme plate forme aérienne. Ce serait un frein à son développement", explique-t-il.
Ce qu'il préconise : que la CCI qui possède 25 % du capital de Saint Ex, monte au capital aux côtés des trois collectivités déjà présentes. Il s'agit du Grand Lyon, du département du Rhône et de la Région qui possèdent 5 % chacun. La CCI de Lyon passerait de 25 à 36 %.
L'objectif serait alors de prendre la majorité avec 51 %. Un coût qu'il estime à 30/35 millions d'euros. Les 49% du capital restants seraient repris par des investisseurs et des chefs d'entreprises régionaux. "Cet aéroport n'a pas la taille qu'il devrait avoir. Il faut investir et le faire évoluer pour qu'il puisse atteindre les quinze millions de passagers", affirme Philippe Grillot.
Dominique Largeron




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L'intelligence économique au programme de la CCI de Lyon

mercredi 6 avril 2011


Les spécialistes l'appellent « le renseignement économique gris » : il s'agit de trouver l'information légale, mais parfois difficile d'accès qui peut être primordiale pour une PME. Des infos qui peuvent éviter de lourdes erreurs, lui faire gagner beaucoup de temps et donc de l'argent.

Il existe bien des sociétés privées installées sur certains créneaux de l'intelligence économique, mais contrairement aux grandes entreprises, les PME n'ont guère l'habitude de faire appel à elles.
D'où la décision de la CCI de Lyon, de créer une Cellule spécifique de renseignements économiques à destination de ces mêmes PME.
Cette initiative ne part pas de rien. Depuis plusieurs années existe au sein de la CCI lyonnaise un service de poids qui rassemble près de vingt personnes. « Nous recevons 90 % de créateurs et 10 % de chefs d'entreprises. Nous tentons de sensibiliser les entreprises avec de nombreuses réunions consacrées à l'Intelligence Economique. A leur destination, nous bénéficions également d'un fonds documentaire très important », précise son responsable, Cédric Doger.
La Cellule qui vient d'être créée a pour but d'amener les PME à se plonger dans le bain de l'intelligence économique. « Nous nous sommes clairement positionnés sur sur le marché clients, fournisseurs, concurrents. Nous ne sommes pas là dans l'espionnage, mais dans l'information sensible stratégique légale, pas toujours facile d'accès », décrit Cédric Doger.
Cette nouvelle structure a pour rôle de répondre à des questions du type : « Comment trouver un nouveau fournisseur français suite à un défection ? « ou « « Qui sont mes concurrents français pour mon nouveau produit ? », voire encore : « Quelle est l'actualité de mon concurrent direct ? »

Dominique Largeron






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Créer son autoentreprise, "tu sais c'est pas si facile" !

mardi 5 avril 2011

 On nous aurait menti ! Si l'on en croit les discussions sur le forum du nouveau site gratuit "


reseau-auto-entrepreneur.fr
", ce statut,  largement vanté par le gouvernement et les médias, ne serait pas le plus court chemin vers le paradis, voire un long fleuve tranquille sur la route de  l'indépendance...
 
"Charges sociales, retraites, calculs, taux, déclarations, paiement, exonérations, RSI, organisation du travail, assurances complémentaires..." Des mots nouveaux et toute une montagne de préoccupations reposent sur les épaules d'une seule personne. Dans notre cas - la création d'un site d'information sur internet - la décision du passage à la création d'entreprise n'a pas été de tout repos !  Mais cela était peut être dû à la nouveauté de la loi et à la méconnaissance du statut par les interlocuteurs des administrations. Celle-ci a eu pour effet de multiplier les démarches et d'accentuer la sensation d'isolement...
 
Rompre l'isolement des auto-entrepreneurs...
Sur le site internet de Réseau-auto-entrepreneur tous sont d'ailleurs d'accord : la condition de la réussite passe justement par la rupture de l'isolement. Si le chef d'entreprise, qui plus est l'"auto entrepreneur (AE)" est une personne qui doit  prendre des décisions rapides, il ne doit jamais oublier de s'entourer de conseils ... 
Heureusement il est possible, grâce à internet, de s'appuyer sur de nouveaux réseaux : Comment créer ou arrêter une activité, comment négocier au bon prix pour son travail quand on commence à dépasser les premiers clients, ses amis ? Que faire en cas de grossesse ? Le site nous donne des éléments d’information régulièrement mis à jour pour lancer, développer et transformer notre auto-entreprise avec notamment : des fiches pratiques, qui nous guideront pas à pas dans notre auto-entreprise, des documents importants à télécharger dans le cadre de notre activité, un forum pour poser des questions à la communauté afin d’obtenir les réponses à des sujets précis et surtout une mine de conseils et d’astuces pour développer une auto-entreprise !
 
Un blog alimenté par des experts
Toutes les semaines,le blog informe des dernières nouvelles sur le statut, des événements à ne pas manquer, des dernières tendances et des bons plans à ne pas rater.
 
Les séances de coaching, réalisées en vidéo, aideront à surmonter les obstacles :  certaines professions sont réglementées comme les métiers, même si le statut simplifie beaucoup les démarches, il existe un certain nombre de documents obligatoires (livre des recettes, registre des achats…),  et le droit du travail reste le même que pour les reste des employeurs : ne pas respecter les droits des stagiaires peut par exemple exposer l'AE à bien des surprises, qui peuvent aller jusqu'au tribunal !  De même, l'achat de produits à l'étranger nécessite des déclarations en douane et aux impôts.. en bref, l'activité d'auto entrepreneur n'est pas celle d'un cowboy solitaire et elle est encadrée par de nombreuses réglementations !
 
Pour ceux qui souhaitent se lancer, l'annuaire du réseau sera un précieux outil de mise en relation. Des dizaines de profils d’auto-entrepreneur  sont déjà en ligne, avec un classement par activité et par localisation géographique ; ils permettent de discuter des spécialités de chacun, qu'il soit  "formateur sécurité",  "e-commerçant", "distributeur", "fleuriste", "antiquaire", "étalagiste", "représentant", "traiteur", "vendeur d’accessoires", etc. et qu'il exerce en indépendant total ou en complément d'un autre travail, puisque les fonctionnaires et les retraités peuvent eux-aussi créer leur "auto-entreprise".
 
 
G.R.





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